Le Blog des Soft Skills

Enrichir ses compétences humaines, émotionnelles et cognitives

Les soft skills, une révolution pour l’entreprise et l’offre de formation

Paroles d'Experts

29 novembre 2017

A propos de l'auteur : Sophie Bolloré

Tribune de Sophie Bolloré
Chaque jour, les soft skills investissent davantage le champ du management et de la formation. En quoi ces compétences socio-émotionnelles s’avèrent-elles décisives dans un environnement entrepreneurial en pleine transformation ? Comment ces savoir-être peuvent-ils être mobilisés et développés par le biais de la formation professionnelle ? En fondant docendi en 2000, j’avais pressenti le futur enjeu des soft skills.

 

Soft skills : de quoi parle-t-on ?

Disons-le d’emblée, les compétences relationnelles et émotionnelles ont toujours existé ! Mais elles n’avaient pas été précisément identifiées. Une minorité d’entreprises – souvent de grands groupes – proposaient des formations de développement personnel ou de communication interpersonnelle. Ce type de modules était alors surtout considéré comme une récompense pour les salariés, non prioritaire par rapport aux formations techniques.

Pourtant, ces compétences « personnelles » – à vocation professionnelle – touchent plusieurs champs. Comme l’indique l’OCDE dans différents rapports dont Soft skills for the Future en 2016, les soft skills contribuent à l’atteinte d’objectifs – via la persévérance ou le contrôle de soi -, au travail collaboratif – via l’empathie ou la sociabilité – et à l’engagement des collaborateurs via  la gestion des émotions, l’estime de soi et la confiance. Déterminantes pour désamorcer les problèmes relationnels dans l’entreprise, ces compétences favorisent le bien-être des collaborateurs. Bien-être et productivité étant liés, les soft skills intéressent directement les entreprises.

 

Des compétences transverses qui répondent à la complexification des métiers

Les soft skills sont cruciales dans un contexte de travail collaboratif, en mode projet et dans des équipes pluridisciplinaires, au sein d’organisations de plus en plus « plates ». On le sait, ces transformations organisationnelles, qui rendent les interactions humaines constantes, sont liées à la transformation digitale et aux diverses évolutions qu’elle induit.

Comme l’illustre le rapport Automatisation, numérisation et emploi – tome 2 : l’impact sur les compétences du Conseil d’orientation pour l’emploi, leur impact est direct sur les entreprises. Les métiers évoluent ainsi vers davantage de complexité, ce qui induit un renouvellement des compétences et une plus grande vulnérabilité des collaborateurs. Quant aux métiers émergents, ils mettent en jeu des capacités analytiques (résolution de problèmes complexes, réflexion critique) et un éventail de compétences socio-émotionnelles (travail en équipe, communication, management, sens du service, gestion du temps).

Comment ne pas s’interroger en découvrant qu’à l’étape du recrutement, 82 % des choix se font au regard des soft skills (étude RégionsJob 2017) ?

 

Soft skills / hard skills : en opposition ?

Minimiser le rôle des compétences métiers serait absurde. En France notamment, l’insuffisance de qualification reste un problème majeur. Selon l’OCDE, la spécialisation des pays dans des secteurs ultra technologiques requiert des travailleurs possédant à la fois des compétences cognitives et des compétences sociales ou émotionnelles. Idem lorsque les entreprises se développent sur de nouveaux marchés ; le désir d’apprendre des salariés s’avère décisif.

Certaines études le montrent et nous le constatons également : les soft skills favorisent l’acquisition des compétences métiers. Un collaborateur qui développe sa connaissance de soi ou améliore son estime de soi, acquiert un sentiment de compétence. Confiant en ses capacités, il est plus enclin à s’orienter vers des formations techniques car il se sent capable d’apprendre.

 

Garantir l’employabilité des collaborateurs et préparer l’avenir

Dans le contexte actuel, aider les collaborateurs à s’adapter aux évolutions –prévisibles ou non – de leurs métiers en éveillant leurs soft skills, s’impose ! Par ailleurs, le développement des compétences transverses impacte la marque employeur. Songeons aux Millennials, qui ne conçoivent pas d’être limités à leurs compétences premières…

Et quel est le moyen le plus sûr pour les organisations de préparer l’avenir ? Face à un environnement « instable, incertain, complexe et ambigu », l’OCDE considère comme indispensable l’acquisition récurrente par les salariés de nouvelles connaissances. Une acquisition facilitée par plusieurs compétences socio-émotionnelles : la créativité, la communication, l’esprit collaboratif…

Il est probable que le futur de l’emploi ne dépende pas du seul facteur technologique mais aussi de l’adaptation des postes, des tâches et des compétences.

 

Des organismes de formation qui cultivent les soft skills à 360°

Difficilement mesurables, les soft skills ? Définir les compétences attendues en termes de comportement, est possible. Chez docendi, nous proposons des référentiels de compétences. Les apprenants s’auto-évaluent avant et après le module – qu’il s’agisse du sens de l’écoute, de la communication écrite et orale, de la gestion du stress ou du temps, de l’adaptabilité… – et voient les progrès réalisés à l’issue de la formation, puis quelques mois après.

Selon moi, proposer une méthode d’apprentissage présentielle associée à un accompagnement digital tous deux basés sur les dimensions comportementale et collaborative, est impératif pour favoriser l’acquisition des compétences transverses.

Le comportement de nos formateurs constitue également un outil d’appropriation des soft skills par les apprenants car il prend une valeur d’exemple. Dans certaines sessions, notre position d’écoute et notre bienveillance agissent sur les postures des participants dès le second jour.

 

En 2017, la banque et l’assurance, la pharmacie ou les professions juridiques sont les secteurs très demandeurs de formations centrées sur les soft skills. L’identification des compétences socio-émotionnelles comme facteurs d’acquisition d’autres types de compétences, devrait sensibiliser encore davantage les acteurs de l’entreprise et les pouvoirs publics. Investir dans la capacité d’adaptation de leurs collaborateurs pour garantir leur potentiel de transformation, tel est le défi majeur des entreprises ! 

A propos de l'auteur : Sophie Bolloré

Author: A propos de l’auteur : Sophie Bolloré

Cofondatrice et PDG de docendi, organisme de formation professionnelle basé sur un concept pédagogique novateur, concentré en efficacité, mixant présentiel et accompagnement digital avant et après formation. Convaincue que les soft skills sont cruciales pour s’adapter aux transformations dans un monde qui bouge, elle propose aux salariés, avec l’offre docendi, des compétences additionnelles rapidement appropriables avec des effets immédiatement perceptibles.

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