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Formation : les salariés français comptent sur leurs employeurs selon une étude Adecco-BCG

Ça bouge !

19 février 2019

Pour les 4 700 cadres interrogés dans le cadre de  l’étude Adecco-BCG « Future-proofing the workforce – accelerating skills acquisition to match the pace of change » [1]l’acquisition de nouvelles compétences et leur renouvellement récurrent constituent la meilleure stratégie pour répondre aux transformations de l’emploi dans les années à venir. En France plus qu’ailleurs, les salariés estiment que la formation doit être pilotée par leur entreprise.

 

La formation relève de la responsabilité de l’employeur pour les salariés français

Face à l’accélération digitale et aux évolutions technologiques, un tiers des cadres interrogés au niveau mondial  redoutent de « perdre leur emploi ». En France toutefois, ils ne sont que 27 % à exprimer de telles craintes, se révélant les plus confiants du panel.

Pour faire face à cette menace, tous sont convaincus de la nécessité de renouveler leurs compétences. Les salariés français se distinguent de leurs homologues étrangers en considérant à 76 % leurs employeurs comme « responsables » de ce renouvellement – contre 51 % seulement à l’échelle mondiale.

Pour 65 % des cadres français [2], il appartient aux entreprises de leur donner la possibilité de le faire, moyennant le déploiement de sessions de formation en rapport avec leurs besoins. Or il existe des lacunes dans l’évaluation des compétences actuelles des salariés, au regard de celles qui seront nécessaires dans le monde professionnel de demain.

 

En France, le financement est perçu comme l’obstacle majeur à la formation

C’est l’un des résultats significatifs de l’étude Adecco-BCG : 41 % des collaborateurs français voient le coût de la formation comme une « barrière » au développement de nouvelles compétences. À l’échelle mondiale, ils ne sont que 24 %. Les évolutions impulsées par la récente réforme de la formation professionnelle, dans le cadre de la loi Avenir professionnel, changeront-elles la donne ?

Si la réforme propose un rééquilibrage des ressources au profit des salariés les moins qualifiés ou à temps partiel et, côté entreprises, des TPE- PME, la monétisation du Compte Personnel de Formation (CPF) suscite des réserves. Certes, elle permet aux salariés de visualiser plus facilement les droits dont ils disposent, mais le taux de conversion d’une heure de formation a été fixé à 15€. Jusqu’à présent, le coût d’une heure de formation s’élevait en moyenne à 10€ pour les demandeurs d’emploi et 23€ pour les salariés.

 

La formation doit diversifier son offre en l’orientant notamment sur les soft skills

En France, 26 % des salariés n’ont pas encore identifié leurs besoins en formation, contre 16 % au niveau mondial. Le rôle d’accompagnement de la DRH et des responsables formation en particulier est donc crucial !

« La capacité à s’adapter et à mobiliser ses compétences pour répondre à des situations inédites devient déterminante, explique Cécile Mathivet, Directrice du Lab’Ho, l’Observatoire des Hommes et des Organisations du Groupe Adecco. L’enjeu, au-delà des compétences techniques, porte sur les compétences comportementales et cognitives, car elles permettent l’adaptation au changement par l’apprentissage permanent. Elles nécessitent de cultiver l’envie d’apprendre et de détecter les aptitudes des uns et des autres à apprendre ».

S’il en va de l’intérêt des collaborateurs, les entreprises ont tout à y gagner : l’acquisition par leurs effectifs de nouvelles compétences agira comme une assurance compétitivité selon Jean-Michel Caye, Directeur Associé senior du Boston Consulting Group France (BCG).

 

[1] Etude réalisée en ligne à l’été 2018 auprès de 4 700 personnes travaillant dans les secteurs de la finance/assurance et de la grande distribution, issus de 9 pays (Chine, France, Inde, Italie, Japon, Singapour, Suisse, Royaume-Uni, Etats-Unis). Le groupe Adecco et le Boston Consulting Group (BCG) ont également conduit une série d’entretiens auprès de dirigeants d’entreprises et d’institutions publiques.
[2] Ils sont en moyenne 59 % à partager ces attentes à l’échelle mondiale.
docendi

Author: docendi

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