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Efficacité professionnelle : 3 conseils pour se remobiliser en 2021

Conseils de pro

7 janvier 2021

Les fêtes de fin d’année ont offert un « break » salutaire à nombre d’entre nous, après les moments éprouvants vécus en 2020. D’autres toutefois sont restés sur le pont afin d’assumer un surcroît d’activités, ou en raison d’une prise de fonction récente. À l’heure de la reprise, comment se remobiliser en termes d’énergie et de motivation ? Comment remplir son réservoir d’émotions positives pour faire preuve d’un maximum d’efficacité professionnelle en cette nouvelle année ? Voici 3 conseils clés.

 

1 – Dans une optique d’efficacité professionnelle, reprenez le rythme du travail tout en restant connecté à vous-même

En période de congés, nous quittons naturellement le mode « pilotage automatique » pour nous recentrer sur nous-mêmes. Ce fut sans doute plus vrai encore en cette fin d’année 2020. Nous avons pour la plupart mis totalement de côté le « professionnel » afin de profiter de nos proches et/ou du changement d’air, etc. Se ressourcer s’avérait vital ! En dépit de l’ambiance générale toujours anxiogène, nous avons pu nous poser mentalement, écouter davantage notre corps et nos émotions, redécouvrir nos envies.

Pour viser l’efficacité professionnelle dès la reprise, deux « actions » complémentaires sont dès lors nécessaires :

  • D’une part, capitaliser sur ce mental apaisé et ce (re)gain de sérénité, afin de s’adapter au mieux au « nouveau » rythme que constitue le travail ;

De courts exercices de respiration peuvent s’avérer très utiles (respiration abdominale, profonde et lente), l’idée étant de rester connecté à soi-même. La visualisation positive (visualisation de situations agréables, épanouissantes) ou l’imagerie mentale d’anticipation positive (projection d’une action réussie comportant les étapes intermédiaires) présentent également un intérêt majeur en nous « immergeant » dans une réalité favorable et stimulante, source de bien-être et de confiance en soi.

  • D’autre part, prendre en compte ses rythmes chronobiologiques, lesquels permettent de prévenir et de mieux gérer la fatigue.

Les adaptations successives requises en 2020, tant au niveau professionnel que personnel, l’attention portée aux gestes barrières et aux mesures de sécurité à observer, le climat général de peur et souvent, l’isolement, nous ont conduits à considérablement puiser dans nos réserves d’énergie. Les personnes n’ayant pu bénéficier d’une coupure pour les fêtes seront particulièrement vigilantes à cet égard – bien que l’engagement dans une nouvelle aventure professionnelle puisse les avoir boostées.

 

2 – Questionnez votre organisation personnelle afin de l’optimiser

Ce début d’année nous donne l’opportunité de réajuster notre organisation personnelle, levier clé de l’efficacité professionnelle. Dans un premier temps, il est important de bien cerner notre mode de fonctionnement [1]. Un outil comme le modèle DISC permet de prendre conscience de ses points forts, de ses leviers de motivation et de ceux de ses interlocuteurs, afin d’améliorer son mode de communication notamment.

En parallèle, notre cœur de mission mérite d’être réévalué ; pas si facile de l’exprimer à brûle-pourpoint… faites l’essai ! Or un bon « positionnement » contribue à l’efficacité professionnelle. De ce cœur de mission découlent en effet un certain nombre d’activités, lesquelles se décomposent en une série de tâches. Et il n’est pas rare de privilégier celles qui nous plaisent le plus – bien qu’elles soient secondaires au regard de l’objectif final – tandis que d’autres, plus stratégiques, sont remises à plus tard.

Une fois cette « catégorisation » bien établie, une priorisation pertinente devient possible. La célèbre matrice d’Eisenhower nous offre une aide précieuse.

Matrice Eisenhower_pour artilces Efficacité professionnelle et Oerganisation personnelle-comment l'optimiser en 5 étapes

Source : Pro… en Efficacité professionnelle de Soizic Jullien et Marie-Laure Lahouste

La planification de nos activités vient alors soutenir notre organisation personnelle pour la rendre plus efficience. Il s’agit à la fois de (re)prendre le contrôle de son agenda et d’apprendre à mieux gérer son temps. Cela passe notamment :

  • Par une priorisation des tâches les plus complexes afin d’éviter de les remettre toujours à plus tard ;
  • Par une « sanctuarisation » du temps dédié à des travaux réclamant une concentration extrême ;
  • Par l’alternance des tâches, afin de rester dynamique et attentif.

Certains écueils, ou voleurs de temps, sont alors évités plus facilement – absence de planning journalier, deadline ou périmètres / porteurs de projet, flous.

 

3 – Cultivez vos émotions positives et préservez vos ressources personnelles

Parce qu’elles nous traversent sans cesse, les émotions constituent de puissants leviers d’action, comme en témoigne la racine latine du terme – movere, mettre en mouvement. Si dans leur versant négatif elles peuvent nous paralyser, leur versant positif produit un réservoir d’énergie inégalé.

  • Au-delà des émotions « positives » naissant spontanément et sur lesquelles il convient de capitaliser, nous pouvons les favoriser en pratiquant notamment le don de soi, animé par l’émotion de la gratitude – aider un collègue, accompagner ses enfants dans leur apprentissage scolaire, rendre service à des voisins ou amis, etc.- ou en cultivant l’admiration. Ces émotions génèrent de la joie ainsi qu’une dynamique, qui dopent notre niveau d’énergie.

Après une si longue période de tensions et alors même que le contexte sanitaire reste instable, il est capital de partager tout ce qui fait du bien – anecdotes amusantes, vidéos ou dessins humoristiques, etc.

  • Les émotions « négatives » peuvent aussi nous aider à avancer, à condition de réussir à les analyser et, si possible, d’en faire part à des personnes de confiance [2] – au travail ou dans la sphère familiale.

Comme le souligne une étude coordonnée par Bernard Rimé et Pierre Bouchat de l’UC Louvain, tenter de donner du sens et d’apporter une solution commune à une situation problématique, renforce les liens entre les personnes engagées dans cette recherche. Or les émotions négatives marquent précisément une inadéquation entre le réel et ce à quoi nous nous attendions.

En termes d’efficacité professionnelle, nous disposons donc de ressources personnelles (dont font partie les émotions positives), face aux facteurs exogènes que constituent l’organisation du travail de la structure dans laquelle nous évoluons, le mode de management, la charge de travail qui nous incombe, les relations avec nos collègues ou d’autres parties prenantes. Ici intervient la notion d’éco-responsabilité [3], laquelle ne concerne pas uniquement les ressources de la planète ; en réalité, nous sommes même ses premiers sujets !

Dans notre monde VICA [4] et plus encore depuis la crise sanitaire, adaptabilité et efficacité professionnelle vont de pair. Or elles reposent en grande partie sur notre aptitude à mobiliser au mieux notre potentiel. Lorsque la situation évolue rapidement et que différents paramètres entrent en jeu, notre expertise professionnelle et nos connaissances seules ne suffisent plus ; c’est notre capacité à les recombiner, ou la possibilité de se repositionner très rapidement, qui deviennent clés.

Cela passe par une gestion « raisonnée » de nos ressources :

  • En alternant les temps d’activité et de récupération, avec de courtes pauses à effectuer chaque jour ;

Profitons-en alors pour respirer, se relaxer, s’étirer ou « bouger », le corps et le cerveau étant intimement liés.

  • En cherchant à identifier ses besoins professionnels – comment mieux vivre sa journée de travail ? – afin de se (re)connecter à sa motivation ;
  • En envisageant les bénéfices que l’on peut retirer de la satisfaction de ces besoins, pour nous aider à avancer sur cette voie ;
  • En se réservant des plages de déconnexion (digitale notamment), durant ses journées de travail et le week-end [5].

 

>> En résumé

  • En dépit des facteurs exogènes affectant notre efficacité professionnelle, nous disposons de ressources personnelles à fort impact.
  • Des méthodologies simples et de bonnes pratiques permettent d’en faire un usage durable.
  • Pour faciliter la mise en œuvre des pistes proposées, il est conseillé de procéder par petits pas: s’accorder d’abord 2 minutes chaque jour pour les pauses par exemple, observer l’impact, puis progresser au fur et à mesure.
[1] Cela suppose une prise de recul et donc, d’y consacrer du temps. Loin d’être « perdu », le temps consenti constitue un investissement durable.
[2] Ce « partage » requiert de s’assurer au préalable que les interlocuteurs sont en mesure de recevoir ce type d’émotions.
[3] Une éco-responsabilité qui se double d’une coresponsabilité, l’entreprise ayant le devoir de favoriser la préservation et le développement des ressources de ses collaborateurs.
[4] VICA : volatil, incertain, complexe, ambigu.
[5] En passant d’un écran d’ordinateur à celui d’un smartphone ou d’une tablette, nous privons notre cerveau du repos dont il a besoin pour bien fonctionner, même si nous avons l’impression de nous détendre.
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Author: docendi

Organisme de formation certifié Datadock, docendi propose, depuis sa création en 2000, une formule pédagogique multimodale novatrice alliant présentiel et accompagnement digital avant et après formation.
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