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Marketing de soi : 3 clés pour valoriser vos supers pouvoirs !

Marketing de soi : 3 clés pour valoriser vos supers pouvoirs !

Vous souhaitez faire rayonner vos forces et compétences ? Moyennant le préalable suivant – dissocier l’être du faire -, le marketing de soi [1] vous offre 3 techniques d’une redoutable efficacité. A vous de jouer ensuite et de vous donner les moyens de vous développer professionnellement !

 

1re clé : prenez conscience de vos forces grâce au marketing de soi

Vos collègues savent-ils réellement en quoi consiste votre travail ? Connaissent-ils vos compétences spécifiques, vos petits plus, votre vision ? Selon Sophie Machot, formatrice docendi en efficacité professionnelle et développement personnel, également auteure, « l’expérience montre que c’est rarement le cas. D’ailleurs, nous omettons souvent nous-mêmes des pans entiers de notre activité ou de nos forces ». D’où l’importance de réaliser un diagnostic initial portant sur un matériau unique : soi-même.

Le marketing de soi nécessite avant tout de se connaître. « Il s’agit d’oser mettre des mots sur vos compétences, vos forces, vos valeurs, ce qui vous motive et vous engage au quotidien ». Distinguez bien la notion de compétence et celle de force : une force est un point de rencontre entre un talent, des compétences et des connaissances.

Concrètement, comment procéder ? La difficulté porte essentiellement sur l’identification de ces supers pouvoirs, lesquels peuvent correspondre à des soft skills [2]  ; les questions suivantes vous aideront.

  • De quelles forces stratégiques [3] disposez-vous ?

Ex : l’analyse. Recherchant les motifs et les causes, vous êtes capable d’envisager tous les facteurs susceptibles d’avoir des conséquences sur une situation donnée.

  • Quelles sont vos forces en termes de relations humaines [4] ?

Ex : l’empathie. Vous savez vous mettre dans la peau des autres pour comprendre ce qu’ils ressentent.

Vous procéderez de même pour détecter vos forces dans le registre de l’influence (ex : communication, charisme) et de l’action (ex : responsabilité, activation).

Dans un second temps, interrogez-vous sur ce que vous mobilisez dans vos missions actuelles. Quelles forces utilisez-vous le plus ? Lesquelles restent en sommeil ? Quelles propositions pourriez-vous faire pour les mettre au service de votre entreprise ?

Nous avons tous des points d’excellence. « Or, indique Sophie Machot, une personne qui communique de façon fluide oublie souvent de valoriser cette aptitude car cela lui semble une évidence ! En réalité, la façon dont elle s’adresse aux autres, sa posture, son écoute, constituent une force qui doit être travaillée pour évoluer professionnellement. »

Cette première brique du marketing de soi, indissociable d’une meilleure connaissance de soi, se révèle précieuse notamment lors d’un entretien d’embauche, de l’entretien annuel d’évaluation ou de l’entretien professionnel.

 

2e clé : gagnez en assurance et créez une dynamique positive

Vous mettez désormais des mots sur vos forces et talents. La confiance en soi constitue la deuxième brique avant d’être en mesure de parler de soi de façon convaincante et engageante. Une confiance qui naît de l’estime de soi, construite durant l’enfance et nécessitant un climat favorable (amour, sécurité). Quel que soit le contexte initial, l’estime de soi peut être restaurée et la confiance, se développer. Quelques clés pour aller dans ce sens :

  • Désamorcez vos pensées négatives tels que le fait de voir essentiellement vos « mauvais » côtés ou de considérer les autres comme « mieux que vous ».

L’objectif est de vous reconnaître comme une personne valable, digne d’intérêt.

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  • Rompez avec vos comportements négatifs ou d’évitement tels que le report des échéances ou la conviction (erronée) de « ne jamais y arriver ».

L’objectif est de prendre confiance en vos capacités.

  • Osez exprimer ce que vous voulez, cessez de rechercher systématiquement l’approbation des autres.

Progressivement, vous vous affirmerez de façon positive, avec assurance et sans agressivité [5]. Au-delà de l’importance que cela revêt pour vous, l’entreprise a besoin de collaborateurs de ce type !

Le marketing de soi agit également sur votre crédibilité. À l’instar d’une marque pour laquelle cette dimension est cruciale, vous ne pourrez évoluer dans votre entreprise si vous doutez de la vôtre ou si d’autres la remettent en cause. Trois piliers la fondent :

  • La légitimité – vous avez les talents nécessaires pour exercer vos fonctions ;
  • L’expertise – vous disposez des compétences requises en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir-être ;
  • L’exemplarité – vous mettez en œuvre vos compétences et talents dans le respect des autres, de l’entreprise, de votre mission. Notez qu’un manque de congruence peut altérer votre crédibilité tout entière.

Pour l’optimiser, veillez à respecter vos engagements, sachez gérer vos émotions et partager vos succès.

 

3e clé : renforcez votre impact professionnel avec le marketing de soi

Vos capacités de communication sont à ce stade déterminantes. Et l’impact de la communication verbale est inférieur à celui de la communication para verbale (signaux vocaux – intonations de la voix, silences, hésitations), lui-même inférieur à celui de la communication non verbale (gestes, postures ou attitudes, expressions du visage) ! La première représente 7 %, la seconde, 38 % et la troisième, 55 %.

Dès lors, comment faire bonne impression ? Il s’agit de faire ressortir vos forces et compétences aux yeux des autres – on parle d’image perçue.

  • Tout commence dès le premier instant.

Nous nous forgeons une opinion de l’autre en quelques secondes seulement, sur deux critères : la bienveillance (chaleur, amabilité, confiance) et le pouvoir (compétence, force, statut dans l’entreprise). Et nous priorisons la première dans notre jugement immédiat car elle fait écho à notre besoin d’appartenance et à notre désir d’être compris. D’où l’importance, selon Sophie Machot, « d’être totalement présent et ouvert à la communication lorsque vous arrivez dans un lieu réunissant des personnes que vous ne connaissez pas. Le regard, le sourire, la poignée de main, tout compte ».

  • Une méthodologie bien définie vous aidera à donner une bonne impression de vous-même, sur la longueur et dans des contextes variés.

Pour une communication de proximité avec vos collègues ou vos équipes, veillez à :

  • Créer le contact en instaurant un climat relationnel agréable ;
  • Faire preuve d’attention et d’empathie ;
  • Expliquer vos propos en synchronisant le niveau d’explication à votre interlocuteur ;
  • Accueillir les différents avis et répondre aux objections ;
  • Susciter l’engagement et la conviction, déclencher l’action en proposant des alternatives à vos interlocuteurs (en ayant intégré certains de leurs apports au besoin).

Face à un large auditoire, l’alignement de votre pensée avec vos mots et vos gestes donnera plus de force à votre discours. Idem pour le recours à certains gestes ou à la technique du W, qui consiste à balayer la salle du regard.

Par ailleurs, n’hésitez pas à vous inspirer des leaders les plus influents. Ce sera très utile lorsque vous devrez vous exprimer sur des projets que vous portez, notamment. Leur communication prend en effet le contrepied de l’approche conventionnelle : ils partent du pourquoi (donnant ainsi du sens) pour aller vers le comment (transmettant des process, une méthodologie) et conclure par le quoi (ce qu’il faut faire). Cela leur permet d’impliquer leurs interlocuteurs, de leur donner un motif d’action – donc une motivation -, ainsi que des moyens d’agir et un aperçu de ce qui est attendu d’eux.

 

À l’ère digitale, le marketing de soi ne se limite pas à une dimension « physique [6] ». Soignez votre visibilité sur les réseaux sociaux sans succomber à la tentation d’exposer une image désirée parfois très éloignée de vos images vécue ou perçue [7]. Un seul mot d’ordre : rester congruent ! 

 

[1] Marketing de soi et Personal Branding sont deux termes équivalents pour évoquer les techniques de marketing appliquées à soi-même dans une perspective professionnelle.
[2] Quelques exemples : l’empathie, la communication, les capacités d’analyse, le sens de l’organisation.
[3] D’autres forces dans ce domaine : contextualisation, anticipation.
[4] D’autres forces dans ce domaine : inclusion, équité.
[5] Une stratégie pour y parvenir : fixez-vous un premier objectif, atteignable ; faites un bilan de vos atouts ; agissez et prenez note de vos succès ; fixez-vous un nouvel objectif, plus ambitieux.
[6] Dans de nombreux métiers.
[7] Image vécue : les talents que je me reconnais. Image perçue : les talents que l’on reconnait chez moi. Image désirée : les talents que j’aimerais développer.
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Efficacité au travail : comment faire rimer été et productivité “pour de vrai”

Efficacité au travail : comment faire rimer été et productivité “pour de vrai”

Le 21 juin [1], nous entonnions tous en chœur : Voilà l’été, voilà l’été ! Dès le lundi suivant, certains déchantaient en retournant travailler. Sommes-nous condamnés à subir la chaleur au bureau, avec un niveau de motivation au plus bas ? Puisque la luminosité retrouvée booste nos organismes, pourquoi ne pas capitaliser sur les bienfaits de la saison estivale et fonctionner autrement, en alliant plaisir et productivité ?

 

1 – Améliorez votre efficacité au travail en prenant soin de vous

Certes, les périodes de canicule sont peu propices à la productivité [2]. Les autorités sanitaires communiquent largement lors de ces pics où il convient – en priorité – de bien s’hydrater et de se rafraîchir régulièrement (brumisateurs, douches pour les télétravailleurs). Préservez autant que possible la fraîcheur des espaces pro [3] en baissant les stores et en fermant les volets dès le matin. Fort heureusement, de telles périodes se prolongent rarement au-delà de quelques jours.

Une fois le pic passé, les bienfaits de la période estivale sont multiples.

La lumière agit comme un puissant synchronisateur de l’organisme : alternance de périodes de veille/sommeil, température du corps, sécrétion d’hormones, bon fonctionnement de la mémoire. L’exposition à la lumière naturelle favorise la production de mélatonine en fin de journée ; vous vous endormez plus facilement. Une luminosité accrue permet également de synthétiser la vitamine D afin de préserver son capital osseux.

  • Avec la chaleur, l’alimentation se fait riche en fruits et légumes.

Plus il fait chaud, plus notre corps mobilise d’énergie pour la digestion. Fuyez les repas lourds et gras sinon gare au coup de pompe ! En tant qu’employeur, mettez des corbeilles de fruits à la disposition de vos collaborateurs. Cap sur les vitamines !

  • L’été est une période propice aux activités physiques, que ce soit par goût ou « injonction sociale [4] ».

Activez vos fonctions musculaires en douceur en marchant régulièrement – c’est plus agréable en été. Tentez de vous octroyer quelques minutes de marche en pleine conscience, afin de rétablir un lien avec la nature et vos propres sensations (ralentissez votre rythme habituel, oubliez votre destination, seule compte votre présence au monde). Fréquentez les piscines et pour les plus sportifs, recommencez à courir ou à faire du vélo, selon vos envies [5].

Comme le soulignent les neuroscientifiques (entre autres), le corps et l’esprit sont intimement liés, En prenant soin de votre corps, vous vous occupez également de votre esprit. Votre efficacité au travail s’en portera mieux.

 

2 – Organisez-vous différemment pour transformer les contraintes en atouts

Le thermomètre flirte avec les 30° et vous vous imaginez nageant dans une mer bleu turquoise… Patience ! Votre tour viendra. En attendant, la période estivale peut rimer avec efficacité au travail, moyennant quelques adaptations.

Efficacité au travail : comment faire rimer été et productivité pour de vrai

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  • Repensez votre rythme de travail en fonction de la chaleur.

Fractionnez vos tâches en les découpant en tranches de 20 à 30 minutes, suivies de pauses. L’objectif est de parvenir à maintenir votre concentration durant ce laps de temps ; oubliez le bip des notifications Facebook, Instagram ou WhatsApp ! Puis détendez-vous et reconnectez-vous à vous-même. Vous pratiquerez une respiration relaxante, abdominale, profonde et lente pour réguler votre fréquence cardiaque, ainsi que des étirements ou de la décontraction musculaire pour « réveiller » votre corps et/ou apaiser ses tensions.

  • Autorisez-vous une micro-sieste chaque jour (selon l’ouverture de votre hiérarchie à cet égard).

Ces siestes énergisantes ou power naps n’excèderont pas 20 minutes pour éviter d’entrer dans une phase de sommeil profond susceptible de provoquer une sensation de désorientation au réveil.

  • Rangez votre bureau « physique » et celui de votre ordinateur.

En rangeant ces espaces qui constituent des prolongements professionnels de vous-même, vous vous sentirez plus léger et pourrez mieux vous organiser.

  • Attelez-vous à tous les dossiers importants mais non urgents que vous aviez remis à plus tard.

Vous aborderez ainsi l’été sereinement et anticiperez la rentrée.

 

3 – Approfondissez vos relations interpersonnelles et profitez de leur impact sur l’efficacité au travail

Certains de vos collègues, clients ou prestataires sont déjà en congés, le rythme se fait moins intense. C’est le moment de regarder autour de vous et de dialoguer, d’échanger avec votre entourage.  

  • Organisez une visite guidée du quartier où vous travaillez pour découvrir « en touriste » l’histoire et l’architecture de votre environnement de travail.

Si certains quartiers s’avèrent plus inspirants que d’autres, une petite balade à proximité du bureau, avec des collègues, permet de se détendre et de converser de façon détendue.

  • Donnez rendez-vous à vos collaborateurs ou collègues en terrasse pour déjeuner. Proposez-leur un pique-nique ou renseignez-vous : connaissent-ils un restaurant de spécialités étrangères à proximité ?

Vous créerez ainsi une sensation de dépaysement tout en renforçant la cohésion d’équipe. D’autres moments conviviaux sont à privilégier : préparation d’une citronnade parfumée à la menthe et au gingembre (boisson désaltérante et dynamisante), partage de goûters glacés, etc. L’idée est d’aider vos collaborateurs à mieux se connaître et à nouer des relations interpersonnelles de qualité.

  • Saisissez également l’occasion de réseauter, en interne dans votre entreprise – renouez le lien avec des collègues d’autres services que vous appréciez – ou à l’extérieur (organisez un rendez-vous avec vos homologues d’autres sociétés).

Pourquoi ne pas vous rendre à cet afterwork à destination des professionnels de votre secteur ? Débloquer un créneau en fin de journée s’avère plus aisé durant l’été qu’en pleine période d’activité. Les personnes que vous allez rencontrer seront également plus disponibles.

 

4 – Passez en mode été, laissez retomber la pression et cultivez le plaisir au travail

L’idée est de remplir son réservoir d’ondes énergisantes pour produire « sans douleur ».

Efficacité au travail : faites rimer été et productivité pour de vrai

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  • Arrivez plus tôt au bureau si vous avez trop chaud le matin pour bien dormir.

Vous profiterez ainsi des premiers rayons de soleil et bénéficierez du calme du début de matinée pour travailler sans être interrompu. En repartant plus tôt le soir, vous pourrez partager de vrais moments en famille ou avec des amis, faire du sport, etc.

  • Recourez à la visualisation positive en vous remémorant vos réussites des derniers mois.

L’idée est de regonfler son capital de confiance en soi pour éviter de se mettre systématiquement « la pression ». Vous avez réussi à faire face à des délais très courts ou à des imprévus auparavant ? Vous êtes donc en mesure de gérer la période estivale en faisant preuve de toute l’efficacité requise au travail.

Néanmoins, gardez vos objectifs en tête. Évitez de consacrer votre journée à visiter les alentours de votre résidence de vacances sur le web !

Reposant sur des facteurs intrinsèques et extrinsèques, la motivation est au cœur de l’efficacité au travail. Interrogez vos besoins fondamentaux (ou valeurs) : qu’est-ce qui vous donne envie de performer ? L’émotion nourrissant la motivation, programmez ensuite vos tâches en vous accordant des moments de plaisir chaque jour.

Par ailleurs, n’hésitez pas à pimenter vos activités quotidiennes d’auto-challenges ! N’est-ce pas le moment de structurer vos idées dans le cadre d’un projet auquel vous songez depuis plusieurs mois ? Toute activité réalisée durant cette période vous octroiera une satisfaction immédiate, qui se prolongera lorsque vous présenterez vos résultats à la rentrée.

 

En été, l’efficacité au travail implique de se recentrer sur soi et de s’accorder des moments de plaisir. Une orientation à adopter tout le reste de l’année ! Si le besoin de repos se fait logiquement sentir, la période estivale vous donne l’occasion de faire évoluer votre organisation personnelle de façon constructive. Vous partirez ainsi en vacances le cœur et l’esprit légers.

 

Les tips et bonnes pratiques de cet article vous sont proposés par l’ensemble des équipes docendi.

 

[1] En France, le 21 juin est le jour de la Fête de la Musique depuis 1982.
[2] Selon un rapport du Sénat, la canicule de 2003 « a amputé la croissance de 0,1 à 0,2 point de PIB sur l’ensemble de l’année » [15 à 30 Md€, ndlr].
[3] Un conseil qui s’applique également aux lieux d’habitation.
[4] On parle de syndrome du maillot de bain.
[5] Hors période de canicule où la pratique sportive est déconseillée.
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Prise de parole en public : activez les 4 dimensions de l’éloquence

Prise de parole en public : activez les 4 dimensions de l’éloquence

Dans un contexte d’interactions récurrentes entre services ou équipes, la prise de parole en public devient une nécessité pour les collaborateurs. Comment expliquer que nous soyons si nombreux à redouter cet exercice ? Quels sont les leviers naturels à notre disposition pour réaliser une prise de parole assurée – et convaincante ? Parce que l’excellence en la matière n’est pas innée, docendi vous invite à un travail en plusieurs dimensions afin d’activer vos capacités oratoires.

 

Le prérequis : toute prise de parole repose sur un socle d’estime et de confiance en soi

Comment s’exprimer en public sans s’accorder, au préalable, le droit de se faire entendre et celui d’être vu ? Comme le souligne Alice Michel [1], formatrice docendi à la prise de parole notamment, « toute personne s’apprêtant à s’exprimer devant une assemblée doit être intimement convaincue qu’elle va apporter quelque chose à ceux qui la regardent et l’écoutent ». Sans cette posture de base, difficile d’aller plus loin.

« Toute dévalorisation de soi-même ou des autres – certains considérant que les autres ne comprennent rien et qu’il est donc inutile de partager quoi que ce soit – voue la prise de parole à l’échec. » Un triple travail d’estime de soi, de confiance en soi et de considération de l’autre, doit être réalisé en amont de l’acquisition des techniques d’expression orale, voire en parallèle. Quelques outils pratiques suffisent pour renvoyer une autre image et se sentir plus en confiance. Ces techniques permettent de surmonter une érosion temporaire de l’estime ou de la confiance en soi (en raison de difficultés professionnelles / personnelles ou dans un contexte de stress), afin de réaliser une prise de parole efficace.

 

La 1re dimension : utilisez votre regard pour booster l’impact de votre prise de parole

Le regard est le premier vecteur d’intention et d’émotion. En prise de parole, la voix (autre levier déterminant) « va là où le regard se porte ». Lorsque le regard est nourri, le corps se place naturellement dans l’espace, au service du propos. Notez qu’un regard fuyant, qui ne s’appuie pas sur les participants, entraîne une perte de force de conviction et généralement, un désintérêt de l’auditoire qui ne « sent pas » la présence de l’orateur [2].

Pour créer un lien avec les participants, la technique du balayage est recommandée.

  • L’idée est de tous les impliquer dans vos propos. Votre regard doit être « vrai », dans le sens où vous le posez quelques secondes sur une personne (en vous adressant véritablement à elle et en exprimant une idée spécifique) avant de passer à une autre, etc.
  • Si vous intervenez devant de larges assemblées, balayez l’assistance en posant votre regard au centre de « zones » successives et non sur des individus. Les participants situés dans ces zones se sentiront regardés de façon individuelle.

Seules la volonté et une pratique régulière, exigeante, permettent de s’approprier cette technique.

 

La 2e dimension : misez sur votre voix pour donner de l’ampleur à votre prise de parole

Il s’agit à la fois de maîtriser votre souffle et d’utiliser pleinement vos capacités vocales. Là où le nouveau-né ou l’enfant en bas âge respirent naturellement de façon abdominale ou diaphragmatique (par le ventre), nous sommes nombreux en tant qu’adultes à passer en mode « respiration claviculaire » – lorsque nous sommes fatigués, stressés, en insécurité. Nous avons alors la sensation de manquer d’air.

Dans le cadre de la prise de parole, la pratique régulière d’exercices de respiration abdominale permet de mieux maîtriser la sortie de l’air, d’où une meilleure gestion de la durée des phrases. L’espace créé dans la cage thoracique par ce type de respiration permet aussi à la voix de résonner plus amplement et donc, de gagner en puissance. Dernier avantage et non des moindres : la respiration abdominale favorise la régulation du rythme cardiaque, atténuant le trac et le stress.

Plusieurs leviers s’offrent ensuite à vous pour vous aider à produire un discours impactant.

  • Apprenez à scander vos propos, c’est-à-dire à les prononcer en détachant des syllabes et en accentuant certains groupes de mots.

Vous leur donnerez ainsi du rythme et vos idées pourront « percuter » l’auditoire.

  • Faites des pauses régulièrement sans craindre le silence !

Ces temps de respiration de la pensée (celle des participants et la vôtre) sont essentiels pour que vos idées puissent être prises en compte.

Nous sommes généralement plus à l’aise dans l’un de ces registres mais il est important de travailler les trois pour doter son medium d’un maximum d’amplitude.

Une bonne gestion de la respiration et de la voix permet d’investir le champ de la communication avec davantage d’assurance.

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La 3e dimension : appuyez-vous sur votre gestuelle pour incarner vos propos

Si les mots constituent un vecteur d’information explicite, ils contribuent à hauteur de 7 % seulement à la communication selon une étude du psychologue Albert Merhabian ! Le para-verbal y participe pour 38 % et le non-verbal, à hauteur de 55 % (gestes, attitudes, expressions du visage).

Des exercices de visualisation nourrissent avec efficacité le travail sur la posture et la gestuelle. « Lors des formations, indique Alice Michel, je demande aux participants d’imaginer qu’ils ont une couronne sur la tête. Cela change leur manière de se tenir et ce faisant, la façon dont les autres les regardent ainsi que celle dont ils se sentent eux-mêmes ». Une posture ouverte, au niveau corporel et dans l’expression du visage, est à privilégier.

Grâce à une gestuelle appropriée, vous allez mieux accompagner vos propos. Inspirez-vous du baobab ! Ancrez-vous bien dans le sol pour éviter d’imposer à l’auditoire de suivre vos va-et-vient et lui faciliter l’accès à votre regard. La stabilité produite par cet ancrage vous offrira une bonne circulation énergétique.

 

La 4e dimension : apprenez à captiver votre auditoire tout en maîtrisant votre trac

Avant de captiver, encore faut-il savoir capter ! Avoir un objectif clair s’avère indispensable pour construire sa prise de parole. Posez-vous la question suivante : qu’est-ce que mon auditoire va gagner à m’écouter [3] ?

Vous capterez d’autant mieux son attention en observant la règle suivante :

  • Faites un silence avant de prendre la parole ;
  • Utilisez une « accroche » pour lancer votre présentation ;

Il s’agit d’extraire les participants de leurs propres pensées pour qu’ils adoptent une posture d’écoute attentive. Recourez à un trait d’humour si c’est habituel pour vous ou à un chiffre choc, une métaphore. N’hésitez pas à les « interpeler » !

  • Prenez en compte leur intérêt.

Mentionnez dans votre argumentation les bénéfices ou avantages qu’ils peuvent retirer de vos propositions.

Sachez par ailleurs que la peur de prendre la parole est largement partagée ! Il s’agit simplement d’apprendre à gérer son trac.

Distinguez bien à ce stade le trac et le stress. Là où le stress inhibe votre potentiel (il convient alors d’activer des leviers pour réagir au mieux), le trac correspond à une poussée d’adrénaline susceptible de doper vos capacités.  À condition de savoir le dominer ! Simples à mettre en œuvre une fois qu’on les a expérimentées, les techniques d’optimisation du potentiel se révèlent très efficaces (respiration, relaxation, préparation mentale/visualisation).

Un dernier point à destination des managers : comment accompagner vos équipes dans leur montée en compétence en matière de prise de parole ? Donnez-leur l’occasion de réaliser des présentations orales régulièrement [4] et transmettez-leur des feedbacks constructifs. « Les participants à nos formations témoignent d’un sérieux manque à cet égard. Soit ils n’en reçoivent jamais, soit ceux-ci se révèlent flous – c’était bien ; pas super cette fois. Pourquoi une présentation fonctionne-t-elle, ou non ? »

Seuls des feedbacks concrets, factuels, argumentés, peuvent permettre aux collaborateurs de réitérer leurs bonnes pratiques et d’améliorer celles qui le nécessitent.

 

Reposant sur des techniques bien établies, la prise de parole requiert essentiellement de l’entraînement : vous allez très vite progresser ! Une fois vos craintes surmontées, vous vous exprimerez en public de manière fluide en donnant l’impact nécessaire à vos propos. « Parce qu’elle inclut une forte dimension de partage, souligne Alice Michel, la prise de parole constitue avant tout un acte de générosité. »

 

[1] Initialement chanteuse, Alice Michel est titulaire d’un master de sociologie. Cela la conduit à s’orienter vers la formation en 2011 ; elle commence alors à travailler avec docendi en animant des formations sur la prise de parole. Responsable de la gamme Développement de soi durant 3 ans (formations communication, gestion du stress, développement de soi proprement dit), elle se consacre désormais en parallèle à la formation et au chant.
[2] Lors des formations docendi à la prise de parole, les participants sont filmés. Ils arrivent avec une présentation de 3 minutes, que l’on enregistre (sans la projeter par la suite) ; à l’issue de la formation, ils sont de nouveau filmés. Cela leur permet de visualiser le chemin parcouru et de prendre conscience de la pertinence des techniques qu’ils viennent de découvrir. Des feedbacks sont donnés par le formateur et les autres apprenants ;  lorsque plusieurs personnes font un retour identique, le point soulevé doit probablement être traité.
[3] Une prise de parole peut se faire dans l’optique d’informer (en restant objectif), de convaincre (en faisant adhérer) ou de faire agir (en impulsant le mouvement). Selon, un « plan de discours » spécifique doit être réalisé.
[4] Il s’agit également d’engager l’ensemble des collaborateurs dans ces prises de parole. Alice Michel souligne en effet que certains « échappent aux présentations orales durant plusieurs années. Un sentiment de panique les envahit lorsqu’ils se retrouvent dans l’obligation d’y procéder ». Or plus on pratique, plus on est à l’aise et plus on progresse !
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Confiance en soi : identifiez vos atouts pour libérer votre potentiel

Confiance en soi : identifiez vos atouts pour libérer votre potentiel

Alimentée par divers facteurs, la confiance en soi se construit au fil de nos expériences. Et elle peut s’altérer ! Un exemple : en s’estimant « nul », on remet en cause ce que l’on est et non ce que l’on a fait. Comment devenir artisan de sa propre confiance et apprendre à l’utiliser en situation professionnelle ? docendi vous propose d’ouvrir un à un les cadenas qui verrouillent votre potentiel.

 

1er cadenas : découvrir ses zones de confort et d’inconfort pour accéder à la confiance en soi

À titre personnel ou professionnellement, la confiance en soi constitue un atout majeur. Comme l’indique Olivia Balloffet, formatrice docendi [1] en efficacité professionnelle et développement personnel, « la confiance en soi consiste à connaître ses forces et ses limites, ses compétences et ses axes d’amélioration, pour oser agir – sauf si cela présente un danger ». Car se faire confiance ne signifie pas se lancer quel que soit le contexte !

Dès que nous devons effectuer une tâche, nous évaluons notre capacité à la mener.

  • Si nous savons faire (capacités éprouvées), nous l’accomplissons.

Nous sommes alors en zone de confort.

  • Si nous pensons pouvoir faire, nous nous lançons.

Nous allons évoluer en zone de risque ou d’inconfort.

  • Si nous nous estimons incapables de faire, nous renonçons.

Nous avons identifié une zone de danger.

Pour prendre un risque même très limité, il faut disposer d’un minimum de confiance en soi. Lorsque certains paramètres nous échappent, deux alternatives se présentent : envisager que cela va fonctionner, ou non. Une projection positive de l’avenir autorise alors la confiance.

Problème : la peur nous empêche de procéder à une évaluation correcte de la situation (rapport avantages / inconvénients) tout en brouillant la perception de nos capacités !

  • Nous avons l’impression d’être en zone de danger dès que nous devons faire quelque chose de nouveau.
  • Nous omettons de nous poser la question essentielle : comment faire face ?

Pour surmonter sa peur, il convient d’abord de la nommer. Une fois le blocage identifié, il devient plus facile de déterminer les ressources à mobiliser pour agir et d’exprimer ses besoins (davantage d’explications, de soutien, de temps, etc.). La peur diminue de ce fait.

 

2e cadenas : apprendre à valoriser ses atouts

À ce stade, il est important d’évoquer l’estime de soi, qui correspond « à l’appréciation que l’on a de soi-même, à la valeur que l’on s’accorde ». Sachant que l’estime de soi se construit durant l’enfance, l’amour et la sécurité alors prodigués en étant le terreau.

Si la confiance en soi découle de l’estime de soi, elle évolue au fil de nos parcours et peut se développer à n’importe quel âge. Encore faut-il savoir comment procéder.

Cela passe par une bonne connaissance de soi afin d’être conscient :

Il s’agit ensuite de bien distinguer ce que nous faisons de ce que nous sommes. Ne pas avoir accompli une tâche ne signifie pas que l’on est « mauvais » ! Les signes de reconnaissance négatifs portant sur l’être sont à proscrire. À l’inverse, il est indispensable de formuler régulièrement, à l’égard de soi-même ou de ses collaborateurs, des signes de reconnaissance positifs relatifs à des comportements. Exemple : après la prise de parole en public d’un collaborateur, son manager valide sa gestuelle et son point de regard, bien placé sur tout l’auditoire. Le collaborateur pourra ainsi reproduire ce qui lui a permis d’effectuer une bonne prestation. Son manager lui offre un appui, et une source de motivation.

Savoir valoriser ses succès s’avère également déterminant pour progresser. « Nous avons parfois tendance à dévaloriser nos réussites en minorant notre mérite. Or il ne faut pas confondre fierté et prétention, souligne Olivia Balloffet. » La prétention consiste à revendiquer sa valeur en dénigrant celle des autres. Cela n’a rien à avoir avec le fait d’exprimer sa fierté d’avoir réalisé une tâche avec succès.

Plusieurs questions clés [3] permettent de modéliser sa réussite.

  • Quel comportement l’a permise ?
  • Quelles compétences a-t-on mises en œuvre ?
  • Qu’est-ce qui a été important pour soi ? Quelle croyance aidante a soutenu l’effort fourni ?

On interroge alors ses valeurs et sa motivation.

  • Comment se définit-on soi-même ?

On touche là à l’identité et à ses qualités fondamentales.

Cette valorisation a un effet libérateur lorsqu’elle est partagée : on entraîne les autres à se dire qu’ils peuvent eux aussi réussir.

Il existe d’autres vecteurs de confiance en soi. « Se souvenir de personnes ressources nous ayant témoigné des signes de reconnaissance positifs par exemple, ou revivre ses moments de réussite comme le font les sportifs dans le cadre du coaching mental. »

 

3e cadenas : activer une nouvelle dimension de la confiance en s’ouvrant au monde de l’autre

Face à l’inconnu ou en situation délicate, l’être humain développe des attitudes de défense. Elles se manifestent :

  • Par des comportements d’évitement – qui traduisent une vision du monde où les espèces ayant survécu sont celles ayant su se protéger ;
  • Via des comportements d’attaque – dans une vision compétitive de l’existence ;
  • Par des comportements de dissimulation – où il s’agit de « gagner la partie » in fine.

Ces trois types de comportements ne permettent ni le respect, ni la confiance en l’autre.

À l’inverse, disposer d’un capital de confiance en soi aide à s’ouvrir aux intentions de l’autre, à ses émotions et à ses motivations. Notre vision du monde se fait alors coopérative et nos comportements s’inscrivent :

  • Dans le respect mutuel ;
  • Dans la confiance accordée à l’autre a priori ;
  • Dans l’affirmation positive de soi.

Reposant sur une communication basée sur les faits, cette configuration permet l’expression de désaccords. Nous avons confiance dans notre capacité à trouver une solution, en évitant notamment de rendre l’autre responsable de ce que nous ressentons.

 

4e cadenas : capitaliser sur la confiance en soi pour s’épanouir professionnellement

Un ancrage s’avère nécessaire afin d’éviter que la confiance en soi nouvellement acquise ne s’amenuise au fil des situations déstabilisantes rencontrées.

Olivia Balloffet propose la stratégie de renforcement suivante :

  • Procéder par petits pas en se fixant des objectifs atteignables et motivants ;
  • Se donner les moyens d’apprendre de nouvelles choses pour continuer à développer ses capacités ;
  • Accepter ses limites car il est impossible d’exceller à tous égards.

Lorsqu’on se fixe des objectifs, il est important de les formuler clairement, de façon affirmative et positive pour soi. Ils doivent être mesurables afin de pouvoir vérifier s’ils ont été atteints ou non. Cette stratégie s’adresse aussi bien aux collaborateurs qu’aux managers avec leurs équipes, moyennant quelques adaptations.

Quelle que soit la fonction que l’on occupe dans l’entreprise, « il n’est point de vent favorable au marin qui n’a pas de port ». La confiance en situation professionnelle implique de se reconnaître des capacités à agir, de construire une vision positive de l’autre et de « miser » sur la relation, pour s’affirmer dans le respect.

 

Certaines postures managériales, certaines attitudes spécifiques, permettent de développer la confiance en soi. C’est le cas de la culture du feedback, de la reconnaissance de ses propres compétences ou de celles de ses collaborateurs, du refus des critiques portant sur l’être et non sur le faire. Un conseil : n’hésitez pas à explorer largement ces trois soft skills indissociables – estime de soi, confiance en soi, affirmation de soi ! Les bénéfices à en attendre sont puissants, du point de vue individuel et dans une perspective collective.

 

[1] Olivia Balloffet a contribué à l’élaboration des formations docendi Estime de soi, Confiance en soi, Image de soi, charisme et impact. Certifiée en PNL (programmation neurolinguistique), elle a étudié le charisme avec Robert Dilts et a également travaillé avec Christiane Larabi sur l’estime de soi, la confiance en soi et l’affirmation de soi à destination des enfants et adolescents. Olivia Balloffet est par ailleurs certifiée sur Success Insights et en Process Com.
[2] Les collaborateurs identifient aisément leurs hard skills mais ils ont souvent du mal à définir les soft skills dont ils disposent.
[3] Ces questions clés sont issues des niveaux logiques de Robert Dilts.
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Gestion de projet : les 5 étapes d’une conduite efficace et sereine

Gestion de projet : les 5 étapes d’une conduite efficace et sereine

Vous êtes chef de projet ou vous apprêtez à le devenir ? Les principes généraux de la conduite de projet ne vous sont sans doute pas étrangers. Toutefois, les méthodes et procédures ne garantissent pas à elles seules une gestion de projet efficace. Quid des contributeurs et de leurs motivations ? Découvrez les 5 étapes qui vous permettront de mener ce type de mission en toute sérénité pour chacun des acteurs engagés.

 

1re brique de la gestion de projet : construisez le projet en tant que tel

Avant de se lancer, il convient de bien saisir ce qui différencie un projet des activités traditionnelles d’un service ou d’une équipe. Quatre caractéristiques sont à prendre en compte selon Henri Venière [1], responsable des gammes Management et Gestion de projet de docendi :

  • La nouveauté du projet ;
  • Sa spécificité ;
  • Son aspect clé en main ;
  • Sa complexité.

Une étude de faisabilité se révèle donc indispensable à toute gestion de projet.

  • Recourez d’abord à un outil d’analyse stratégique comme le SWOT (Strenghts, Weaknesses, Opportunities, Threats) [2].

Il s’agit de croiser les résultats d’un diagnostic interne (forces et faiblesses internes de l’équipe, du service) et ceux d’un diagnostic externe (opportunités et menaces liées à l’environnement).

  • Assurez-vous ensuite que vous êtes capable de réaliser le cahier des charges en termes de qualité, de coûts et de délais.

Découpez votre projet en tâches, le plus petites possible, pour avoir une vision globale de tout ce qu’il comporte. Rédiger un rapport, se déplacer, préparer une réunion, tout cela fait partie des tâches à répertorier. « Le Mind Mapping s’avère très utile en gestion de projet car il permet de visualiser les informations et de les structurer en un temps record ! »

À ce stade, Henri Venière fait un clin d’œil à  la loi de Pareto : il est impératif « d’éviter les 20 % de projets auxquels les équipes devront consacrer 80 % de leur temps ! ».

 

2e brique : fondez l’équipe projet

Qui dit gestion de projet dit mobilisation des différentes parties prenantes. Or celles-ci ont tendance à se multiplier dans le cadre de projets complexes nécessitant des compétences pluridisciplinaires, dans des délais souvent réduits.

  • Identifiez les collaborateurs clés sur lesquels vous pourrez vous appuyer pour avancer – directement ou en sollicitant leurs managers.
  • Réunissez tous les contributeurs du projet pour leur transmettre une vision et du sens – en expliquant et partageant le « pour quoi » de ce projet.

Utilisez les QQOQCC.

Qui ? Pourquoi les contributeurs dovent intégrer l’équipe.

Quoi ? Ce que vous attendez d’eux.

Où ? Les lieux où se dérouleront les réunions, les rendez-vous à l’extérieur si nécessaire.

Quand ? La fréquence de ces rencontres.

Comment ? Les modalités de fonctionnement de l’équipe projet – les contributeurs entre eux et le chef de projet avec ceux-ci.

Combien ? L’évaluation quantitative des livrables à produire ainsi que l’évaluation budgétaire et celle du temps requis.

La gestion de projet comporte une forte dimension relationnelle : la considération témoignée aux contributeurs, la valorisation de leur participation à l’équipe projet, contribuent à nouer une relation de qualité. « Contractualisez » leur engagement et le vôtre !

  • Partagez la vision qui guide le projet ;
  • Situez plus précisément l’action des contributeurs dans le processus et commencer à réfléchir ensemble à l’évaluation de leur charge ;
  • Indiquez les contraintes à respecter ;
  • Précisez aux contributeurs s’ils seront associés à des tâches en amont ou aval du projet – ce qui influera sur leur motivation.

Il est important qu’ils comprennent ce que le projet va leur apporter à titre personnel. Comme le souligne Henri Venière, « l’identification de leurs leviers de motivation est essentielle – ce qui implique de les avoir rencontrés en amont ».

Formalisez ensuite cette contractualisation dans une fiche de contribution.

De façon générale, privilégiez un contributeur motivé qui veut monter en compétence à un contributeur expérimenté, souvent débordé. Proposez au second de « tutorer » le premier.

>> Envie de gagner en efficacité dans la gestion de vos projets : découvrez notre formation Conduite de projet

 

3e brique : planifiez le projet

Plusieurs « freins » peuvent perturber l’évaluation de la charge de travail.

  • Une activité perçue comme plaisante sera sous-évaluée à cet égard – et inversement.
  • Il est difficile d’évaluer correctement la charge lorsqu’on n’est pas habitué à le faire.

Deux principes utiles : séparez bien les temps de conception, maturation, réalisation, etc. ; distinguez « le temps nécessaire pour » du délai et de l’échéance. Comme l’a observé l’historien et essayiste britannique Cyril Northcote Parkinson, « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ».

Dans cette optique, Henri Venière conseille de recourir à des outils comme le PERT ou le GANTT.

  • Le diagramme PERT cherche à identifier les tâches qui ne peuvent être rallongées (chemin critique) et celles qui peuvent être retardées sans impact sur la fin du projet.
  • Le diagramme de GANTT (ou planning à barres) inscrit les tâches sur une échelle de temps en fonction des conditions techniques de réalisation, des impératifs temporels, de la disponibilité des moyens d’exécution.

Une observation : « si possible, prévoyez une marge supplémentaire dans votre planning pour pallier d’éventuels débordements ».

Lorsque les délais de production sont réduits, réalisez un rétroplanning. Dans un contexte contraint, la planification inversée permet de prendre conscience d’emblée des arbitrages à effectuer. Des ajustements sont possibles au niveau des ressources notamment via le Make or Buy [3].

 

4e brique : managez l’équipe projet

L’animation des réunions qui vont rythmer le projet s’avère décisive.

  • La réunion de lancement permet d’apprendre à se connaître, d’informer les contributeurs du rôle de chacun et de rechercher un consensus de départ.
  • Avec les réunions d’avancement (qui interviennent à intervalles réguliers), on suit l’avancement du projet, on examine les écarts et l’on prend des mesures correctives.
  • La réunion de clôture permet d’informer l’équipe des résultats, de féliciter les contributeurs et de tirer des enseignements afin d’optimiser les projets suivants.

Durant toute la durée du projet, veillez à nourrir l’équipe de feedback, positif ou correctif. Les suggestions d’axes d’amélioration faites aux contributeurs sont nettement mieux perçues par ceux-ci lorsque le feedback est délivré en continu.

Autre aspect clé de l’accompagnement du projet et de ses parties prenantes : la gestion des conflits.

« Les relations humaines, professionnelles, amoureuses ou amicales, suivent le principe de la cocotte-minute, indique Henri Venière [4].

  • La cocotte-minute est en permanence sous le feu des relations.
  • Tant que la soupape du dialogue fonctionne, tout va bien.
  • Si jamais la soupape se casse, la cocotte-minute va exploser. La seule incertitude, c’est quand cela se produira. »

Vous gagnerez à utiliser la CNV (Communication Non Violente) par exemple avec l’équipe projet. Le comportement d’un individu et ses paroles sont déterminés par les sentiments qu’il éprouve et ses besoins. Le « résultat » (attitude, expression verbale) traduit, souvent maladroitement, une demande.

 

5e brique de la gestion de projet : suivez l’avancement du projet et clôturez-le

La gestion de projet conduit à déléguer certaines tâches ou activités. Toutefois, la confiance accordée dans cette perspective n’exclut pas le contrôle. Pour les contributeurs comme vous-même, celui-ci constitue un gage de sécurité :

  • En termes de progression – le chemin est-il le bon ?
  • D’analyse ;
  • De traçabilité.

Ce suivi doit avoir été annoncé dès la réunion de lancement. Les contributeurs et vous-même utiliserez des tableaux de bord pour visualiser les informations en temps réel et des rapports détaillés afin d’obtenir des photos complètes.

Tout au long du projet, la communication joue un rôle primordial. Il est important de connaître le système de valeurs qui guide chaque contributeur. Pour certains, l’action est déterminante. Pour d’autres, les méthodes. D’autres se réfèrent aux hommes et d’autres encore, aux idées. Votre objectif sera d’adapter votre communication à ces différents styles et de présenter les arguments ou d’adopter l’attitude susceptible de stimuler les uns et les autres.

Les compétences Soft skills sont donc pleinement mobilisées dans la gestion de projet ! Henri Venière « dessine » le chef de projet ainsi :

Gestion de projet : découvrez les clés d’une conduite efficace et sereine

Dessin : https://www.forum-dessine.fr

 

« Son savoir-faire s’acquiert par une formation (qui permet de maîtriser une grande variété d’outils) et/ou l’expérience de terrain mais l’essentiel tient dans ses compétences relationnelles, émotionnelles et humaines – les soft skills ».

 

Les étapes évoquées ci-dessus vous aideront à avancer sereinement dans le projet, avec toutes les parties prenantes. Boostez leur efficacité, mobilisez leur créativité et soyez vigilants dans l’animation de l’équipe projet, en la redynamisant si nécessaire ! La gestion de projet se fait brique par brique en adaptant le processus avec l’ensemble des acteurs engagés.

 

[1] Après avoir été chef de projet, Manager puis Business Manager, Henri Venière décide de se réorienter : il se tourne vers les autres, via le coaching et la formation, pour aligner ses valeurs avec son engagement associatif au sein de Cocliclown.
[2] Si les dirigeants, le Codir et le Comex connaissent bien cette matrice, ce n’est pas le cas de tous les managers, notamment lorsqu’ils gèrent des projets de façon occasionnelle.
[3] Make or Buy : soit l’équipe opère elle-même en interne, soit il y a sous-traitance d’une ou plusieurs activités
[4] Cela s’applique également au manager en général.

 

 

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Organisation personnelle : comment l’optimiser en 5 étapes

Organisation personnelle : comment l’optimiser en 5 étapes

À l’heure de l’accélération digitale et de l’hyper-connexion, l’injonction de performance est constante. Agenda qui déborde, temps de pause fondant comme neige au soleil, les journées de travail nous laissent souvent exsangues. Comment booster son organisation personnelle dans une perspective d’efficacité professionnelle et de réduction du stress ? Découvrez le plan d’action de docendi pour reprendre la main sur son quotidien.

 

1 – On se concentre sur soi et son cœur de mission avant de réajuster son organisation personnelle

Quelle que soit la fonction que nous occupons, notre efficacité professionnelle est questionnée. Des facteurs endogènes et exogènes y participent avec, pour les seconds : le mode de management, l’organisation du travail, les règles de fonctionnement d’un service. Ces facteurs exogènes s’avèrent défaillants ? Il est possible de ne pas les subir ! Tout part alors de soi et de son organisation personnelle, facteur endogène majeur.

Avant de songer à l’optimiser, il convient de prendre du recul – et donc de s’accorder un peu de temps [1] – pour procéder à un « état des lieux ».

On commence par faire un bilan de son mode de fonctionnement et de ses relations avec autrui, grâce à un outil [2] comme le modèle DISC. Il permet d’établir son profil et celui de son entourage professionnel, dans un double objectif :

  • Identifier ses points forts et ses leviers de motivation (+ ceux des autres);
  • Améliorer son mode de communication.

Formatrice docendi et coauteure de l’ouvrage Pro… en Efficacité professionnelle [3], Marie-Laure Lahouste [4] souligne qu’il est capital de bien se connaître pour pouvoir ensuite s’organiser de façon efficiente.

Connaître précisément son cœur de mission ainsi que les attentes de sa hiérarchie s’avère également indispensable. Cela semble couler de source… est-on néanmoins capables de les énoncer spontanément ?

On s’attache donc à synthétiser le cœur de sa mission. Exemple pour un DRH : définir et mettre en œuvre une politique de ressources humaines innovante et harmonisée. On liste les activités qui en découlent (= les responsabilités que l’on exerce ; exemples : recrutement, formation, paie, etc.) et les tâches qui les sous-tendent (tout ce que l’on enregistre dans son agenda). Des objectifs y sont associés [5] pour inscrire le travail dans une direction.

 

2 – On définit des objectifs SMARTé pour soi-même et/ou ses collaborateurs

Si les objectifs sont par nature fixés par la hiérarchie, ils doivent également être acceptés par celui ou celle qu’ils concernent. Le principe SMARTé permet de les construire de façon réaliste tout en les rendant motivants. Ces objectifs doivent être :

  • Spécifiques – précis et formulés simplement ;
  • Mesurables – quantifiables dans le temps ou en volume ;
  • Acceptés – résultant d’un échange voire d’une négociation, la personne qui doit les atteindre y adhérant ;
  • Réalistes – tenant compte du contexte et au besoin réévalués ;
  • Temporellement définis – induisant une deadline pour pouvoir s’organiser.

Le é correspond à la dimension éthique. « Dans le cadre du travail, rester fidèle à ses valeurs permet d’éviter une distorsion néfaste à l’efficacité professionnelle, indique Marie-Laure Lahouste. »

 

3 – On identifie les tâches et activités à réaliser en priorité

Dans la liste de tâches répertoriées à l’étape 1, certaines ont un caractère urgent et d’autres moins. Certaines sont importantes, d’autres peuvent être réalisées par quelqu’un d’autre. Comment réussir à les qualifier ? La matrice du président américain Dwight Eisenhower est là pour ça !

Organisation personnelle : comment l’optimiser en 5 étapes - matrice Eisenhower

Source : Pro… en Efficacité pro de Soizic Jullien et Marie-Laure Lahouste

 

« Travailler non-stop en mode d’urgence, avec des enjeux conséquents, s’avère usant et stressant, précise Marie-Laure Lahouste ». D’où l’intérêt de cette matrice, qui permet de distinguer :

  • Les tâches importantes et urgentes – à réaliser en priorité ;
  • Celles qui sont importantes et non urgentes – à planifier et à réaliser dès que possible ;
  • Celles qui s’avèrent non importantes mais urgentes – à déléguer ou reporter (si l’on est en mesure de les gérer rapidement, au dernier moment) ;
  • Les tâches non importantes et non urgentes – à déléguer ou à éliminer car elles n’ont ni conséquences ni date butoir.

 

4 – On structure son organisation personnelle en planifiant ses activités

Parfois connotée négativement, la planification se révèle pourtant clé en termes de gestion d’agenda – et plus largement de gestion du temps.

  • On commence par estimer la durée de chaque tâche.
  • On planifie le plus difficile en premier pour éviter la procrastination.
  • On se réserve des plages de disponibilité pour des travaux réclamant une concentration importante.
  • On alterne la nature des tâches afin de respecter ses biorythmes.
  • On ne remplit que 80 % du temps disponible pour pouvoir faire face aux imprévus.

En fonction des rendez-vous reportés etc. on réévaluera les priorités de la semaine (voire de la journée).

Cette planification permet également de se préserver de certains voleurs de temps :

  • l’absence de plan de travail journalier (il est important de séquencer les dossiers par tâches et de les inscrire dans l’agenda) ;
  • l’absence de deadline (en notant le travail à réaliser, on a besoin de le positionner en fonction d’une date butoir) ;
  • l’absence de répartition des rôles dans le cadre d’une tâche complexe à effectuer (l’inscrire dans l’agenda incite à prendre l’initiative : que doit-on faire ? Pour quand ?).

 >> En savoir plus avec notre formation Gestion du temps

 

5 – On apprend à gérer ses mails et à limiter les interférences avec son organisation personnelle

Si les mails sont des outils de communication exceptionnels, leur multiplication vient grignoter le temps qu’ils sont censés faire gagner. Le phénomène de mail over load (surcharge de mails) aboutit à l’allongement de la durée du travail, empiétant sur le droit à la déconnexion des salariés. Il génère également un stress conséquent.

Heureusement, la gestion des mails s’apprend ! Deux bonnes pratiques en la matière :

  • On s’assure que le mail est le vecteur de communication le mieux adapté ;

Au-delà de trois échanges, mieux vaut téléphoner ou se déplacer.

  • On procède avec un maximum de clarté.

L’objet du mail et ses propres attentes doivent être formulés avec précision.

La désactivation des notifications émanant des réseaux sociaux est également conseillée car elles sont sources d’interruptions répétées. Or on ne se reconcentre pas instantanément ! Dans le même ordre d’idées, il faut oser répondre aux diverses sollicitations par la négative si l’on a soi-même des impératifs à respecter.

On optimisera enfin son organisation personnelle en se mettant « en conditions optimales » afin d’accomplir ses tâches quotidiennes.

La méthode Pomodoro propose dans cette optique de découper les séquences de travail : 25 minutes consacrées à la réalisation d’une tâche, suivies d’une pause de 3 à 5 minutes. Après avoir réalisé 4 Pomodori, on effectue une pause de 15 à 20 minutes. Il s’agit « de se maintenir dans un état de concentration et de motivation élevé, propice à la réflexion ».

 

Structurer son organisation personnelle nécessite d’articuler un plan d’action. Cela implique d’identifier sa part de responsabilité dans la boucle de surcharge souvent à l’œuvre de façon insidieuse. La formation professionnelle, le coaching, la réalisation d’un bilan de compétences, offrent à cet égard un appui précieux ainsi que des solutions concrètes. Et parce que chaque minute compte, la pratique du mind mapping est vivement conseillée. Visuel et synthétique, il facilite la mémorisation, la priorisation, l’exhaustivité. Prêts pour une meilleure organisation ? 

 

[1] Si le temps nécessaire pour effectuer un pas de côté ne peut être mobilisé, mieux vaut reporter cet état des lieux car il est décisif de s’y consacrer pleinement si l’on veut évoluer.
[2] L’identification de ses drivers ou « petites voix » s’avère aussi très utile : dépêche-toi ! Fais des efforts ! Sois fort ! Sois parfait ! Fais plaisir ! S’ils peuvent avoir un effet bénéfique pour avancer, ces messages contraignants conduisent à la désorganisation en état de stress. D’où l’importance de développer des « antidotes ».
[3] Ouvrage coécrit avec Soizic Jullien, docteur en biophysique et coach certifiée HEC, médiatrice formée à l’Élément humain, la PNL et le co-développement.
[4] Marie-Laure Lahouste est spécialisée en développement personnel et en efficacité professionnelle. Enseignante rattachée à l’Université Paris XII, elle est aussi coach certifiée HEC, formée à l’Élément humain, la Thérapie sociale, l’Analyse transactionnelle et la Communication non violente.
[5] Cette déclinaison correspond à la méthode ATOM – activités, tâches, objectifs, missions.
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Feedback positif : 3 étapes pour en faire un levier de management impactant

Feedback positif : 3 étapes pour en faire un levier de management impactant

La culture du feedback imprègne de plus en plus les relations professionnelles et le management. Les bénéfices du feedback correctif [1] sont désormais identifiés : permettre le développement des potentiels, individuels et collectifs, avec une amélioration de la performance à la clé. Qu’en est-il des vertus du feedback positif ? S’agit-il de multiplier les éloges à l’attention des collaborateurs ? À la veille de la Journée internationale du compliment [2], explorons les meilleures façons de pratiquer le feedback positif afin d’en exploiter tous les bienfaits.

 

1 – Comprendre pourquoi le feedback positif est indispensable

Chacun de nous aime recevoir des félicitations. De même, les échanges avec autrui, le partage d’idées ou d’expériences, contribuent à créer un climat agréable et stimulant, que cela concerne le travail ou la vie sociale.

Au-delà de ce ressenti immédiat, pourquoi est-il souhaitable que la culture du feedback occupe une place prépondérante dans les pratiques de management ?

Revenons sur le sens du terme feedback, nourrir en retour. Dans le cadre du management, il s’agit de nourrir les pratiques et relations professionnelles de façon constructive, dans une optique de développement individuel et collectif. En donnant du feedback positif ou correctif ->

  • On instaure des échanges réguliers entre collaborateurs et managers, agissant ainsi sur la communication interne, au sein d’une équipe et entre services, dans le cadre notamment de projets ou missions transversales.
  • On crée peu à peu un environnement de confiance, grâce au dialogue régulièrement nourri.

Cela s’applique au feedback positif ainsi qu’au feedback correctif, qui valorise les pratiques donnant satisfaction tout en proposant des axes d’amélioration. Bien réalisé, il ne peut être assimilé à une critique [3].

  • On booste la motivation des collaborateurs et leur engagement envers l’entreprise

Grâce au feedback, les collaborateurs se sentent considérés. Dans sa dimension positive, il les valorise – l’une de leurs attentes majeures portant sur la reconnaissance comme le montrent diverses études. Accompagnés par des feedbacks correctifs qui leur permettent de se situer et d’évoluer, ils se sentent davantage liés à l’entreprise et s’engagent davantage.

La reconnaissance est importante pour l’être humain dans toutes les dimensions de son existence. Les relations de couples durables reposent notamment sur l’échange régulier de gestes et de paroles tendres qui nourrissent l’estime de soi. Les témoignages de gratitude, le partage d’émotions, la fierté d’une réalisation commune, remplissent leurs réserves de positivité, lesquelles les dotent d’une énergie intense. Transposées au contexte de l’entreprise, ces réserves se traduisent en termes d’enthousiasme, de disponibilité, de bien-être au travail, de coopération.

S’appliquant à toutes les parties prenantes de l’entreprise, le feedback (positif ou correctif) peut se pratiquer entre collaborateurs, entre manager et managé et réciproquement ainsi qu’entre managers, voire avec les clients ou les fournisseurs – on parle alors de retour d’expérience.

 

2 – Surmonter les réticences managériales à transmettre du feedback positif

Bien que délicat à délivrer car il implique une demande d’amélioration et peut aboutir à la confrontation (si son objet est mal appréhendé), le feedback correctif s’inscrit dans les axes traditionnels de management, en quête d’efficacité maximale.

À l’inverse, l’utilité du feedback positif échappe encore à de nombreux managers. Et ils en redoutent les effets pervers :

  • Le feedback positif ne va-t-il pas pousser un collaborateur à se satisfaire de ses pratiques actuelles ?
  • Le collaborateur ne va-t-il pas s’empresser de demander une contrepartie salariale ?

D’autres éléments peuvent freiner leurs ardeurs :

  • La croyance selon laquelle le rôle du manager est essentiellement de dire « ce qui ne va pas » ;
  • La conviction de pouvoir faire progresser leurs collaborateurs exclusivement en les faisant travailler sur leurs points faibles ;
  • Une difficulté à exprimer des félicitations par crainte d’une trop grande proximité.

Parfois, les managers omettent tout simplement de « relever » les actions ou attitudes positives et l’énergie déployée par leurs équipes.

Or, en agissant sur la confiance des collaborateurs et en les valorisant, la pratique régulière de feedback positif facilite également l’émission de feedback correctif ainsi que sa réception. Cela s’avère indispensable pour accompagner les individus dans leur montée en compétence – et plus généralement pour améliorer  les performances individuelles et collectives.

 

3 – Adopter les bonnes pratiques pour donner de l’impact au feedback positif

Sans attendre l’entretien annuel d’évaluation, différentes circonstances se prêtent à ce type de feedback : la réalisation d’un travail exceptionnel, l’accomplissement d’une tâche ayant répondu aux attentes, les progrès effectués, ou encore un comportement ayant permis de détecter un obstacle avant qu’il ne se concrétise.

Le feedback positif doit se distinguer du simple compliment. Cela nécessite :

  • De le faire porter sur les pratiques et attitudes de travail et en aucun cas sur le collaborateur en tant que personne [4];
  • De transmettre un feedback concret, factuel, argumenté ;

Le feedback positif permet non seulement de valoriser le collaborateur mais de lui faire prendre conscience de sa bonne pratique ou attitude, si ce n’est déjà le cas. Il pourra ainsi la reproduire et la généraliser.

  • De délivrer ce feedback peu de temps après l’action ou le comportement qui le motive -> si l’on souhaite encourager un collaborateur et stimuler sa capacité d’évolution, autant l’accompagner au plus près.

Pour un maximum d’impact, le feedback positif gagnera à être exprimé de façon simple, authentique (à la première personne de préférence) et surtout, le moment d’échange ainsi initié devra permettre au collaborateur de s’approprier ce retour et de poser des questions s’il en ressent le besoin. S’il est délivré à distance, l’impact sera maximal au téléphone ou via un mail mettant plusieurs destinataires en copie (autres membres de l’équipe ou N+2 par exemple).

 

Pour qu’un feedback positif soit perçu comme tel, encore faut-il le transmettre dans les conditions appropriées : si la personne qui l’exprime est sous tension pour d’autres raisons, sa portée sera moindre. L’objectif premier – encourager les collaborateurs à intensifier leurs bonnes pratiques – en sous-tend un second : déployer des relations professionnelles de qualité, dans une optique de coopération positive. N’est-il pas temps pour votre entreprise d’initier ou de généraliser cette pratique ?

 

[1] On parle de feedback correctif ou négatif : l’idée est d’amener le collaborateur ou l’équipe à prendre conscience de pratiques ou comportements inadéquats et de leur proposer des axes d’amélioration.
[2] Créée en 2003 aux Pays-Bas, cette journée a été pensée par ses initiateurs comme « la journée la plus positive dans le monde ». Elle se déroule le 1er mars.
[3] Exprimée de façon brute, la critique s’avère trop déstabilisante pour avoir un effet sur les pratiques du collaborateur concerné. À l’inverse, le feedback correctif se révèle constructif car il ouvre sur des voies de progression.
[4] Quel que soit le type de feedback, ce critère est déterminant.
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Relations professionnelles positives : inspirons-nous des relations de couples durables !

Relations professionnelles positives : inspirons-nous des relations de couples durables !

En ce jour de Saint-Valentin, tous nos sens sont en éveil… Malgré la publication de divers sondages sur le sujet [1], cet article ne concerne pas l’entreprise envisagée comme lieu privilégié de rencontres amoureuses ! Nous allons explorer le vaste champ des relations humaines : les ingrédients clés des relations de couples durables peuvent-ils nourrir des relations professionnelles de qualité ? Si Cupidon manque parfois sa cible, des relations professionnelles positives sont toujours source de progression.

 

Les relations professionnelles et personnelles fondent l’être humain

Comme le montrent les neurosciences, le lien à autrui est crucial en termes d’apprentissage et de développement. Mais comment naît la capacité à être en relation ? Deux forces de base, contradictoires, se rencontrent :

  • Le besoin d’être ensemble – nous souhaitons être connectés aux autres, quitte à accepter parfois une certaine dépendance.
  • L’individualité – qui conduit une personne à avoir ses propres occupations et à se séparer pour être distincte, indépendante.

La différenciation permet de concilier ces deux forces (ou non, parfois), modelant nos types de relations. Élaborée dès la petite enfance, la théorie de l’attachement [2] en est constitutive ; elle définit l’instinct qui conduit un bébé à rechercher sa figure d’attachement – sa mère le plus souvent – comme un instinct de protection satisfaisant un besoin de sécurité via la relation à autrui. Selon le type de « réponse » apporté par la figure d’attachement à cette période, le système relationnel ultérieur sera basé sur la sécurité et l’autonomie, ou sur l’ambivalence et l’anxiété, ou encore sur l’évitement.

Toutefois, la plasticité neuronale peut faire évoluer ces schémas d’origine ! Développer des relations professionnelles et personnelles positives est à la portée de tous.

 

On s’aime et ça dure : voilà le secret des couples heureux

Selon le psychologue Robert Sternberg, nous construisons tous une histoire autour de l’amour en fonction des expériences et interactions que nous vivons. Dans le cas de relations de couple durables, les histoires des deux partenaires se font écho.

Il existe par ailleurs une « triangulation » de l’amour [3] via ses trois composantes : la passion (désir et besoin d’être avec l’autre, excitation sexuelle), l’intimité (communication, empathie, proximité), l’engagement (projection à long terme dans la relation, loyauté). La relation amoureuse sera solide lorsque les trois s’équilibrent.

Sur la base des travaux d’un autre psychologue, John Gottman, le Dr Ilona Boniwell [4] partage les ingrédients clés qui définissent les couples heureux.

  • Leur relation est fondée sur l’affection et l’amitié, avec une tendresse et une estime de soi réciproques.

Les mots doux échangés régulièrement fortifient la relation amoureuse.

  • Ils sont en mesure de résoudre la majorité de leurs désaccords :

-> par le dialogue ;

-> la reconnaissance de leurs torts respectifs ;

-> la capacité à tenir compte d’une opinion contradictoire et à trouver des terrains d’entente.

La connaissance des quatre « chevaliers de l’Apocalypse » – critique, attitude défensive, retrait, mépris – est un plus à cet égard. Les partenaires s’en libèrent en « recevant » les émotions de l’autre sans agressivité (ce ne sont pas des attaques personnelles) et en exprimant leurs propres besoins au lieu de les manifester par des jugements de l’autre.

  • Leur relation comporte un ratio de cinq interactions positives pour une, négative – cinq compliments pour une critique par exemple.

Est-ce un hasard ? Dans les équipes très performantes, les relations se caractérisent également par un ratio de positivité de 5 pour 1 (étude de Fredrickson & Losada en 2005).

 

Inspirons-nous des relations de couples durables pour rendre nos relations professionnelles positives

Divers travaux en témoignent (dont le rapport Gollac, Mesurer les facteurs psychosociaux de risques au travail pour les maîtriser, en 2011) : la qualité des relations professionnelles est la première « contributrice » au bien-être au travail. Et ce bien-être impacte à son tour favorablement la productivité des équipes.

Dans toute structure collective, la qualité relationnelle s’évalue en fonction :

  • Du nombre de nos contacts réguliers et de leur fréquence ;
  • De la nature des interactions sociales (feedback, évaluation, prospection…) ;
  • Du respect présidant à ces relations (cela contribue davantage du bien-être que le statut socio-économique).
  • De leur caractère de proximité (pouvoir se confier par exemple).

Cette évaluation fait ressortir le caractère plus ou moins satisfaisant de nos relations professionnelles. Comment les développer sous l’aune de la positivité ?

Trois axes sont à explorer :

  • Le premier concerne la manière d’aborder une relation, surtout lorsqu’elle ne va pas de soi ;

Cela commence par un « retour » objectif sur ce qui pose problème avec l’autre : nous a-t-il mis en difficulté ?  Est-ce le fait qu’il fonctionne différemment de nous qui nous perturbe ? Puis on recentre la relation sur du positif : quelles sont ses qualités indéniables ? Comment pourrait-on en bénéficier ? N’a-t-on pas intérêt à se libérer de « l’obsession » du désaccord qui nous oppose ?

  • Le deuxième est lié au dialogue à établir en permanence, ce qui inclut :

-> la pratique de l’écoute active, en cherchant à entendre ce que l’autre dit réellement (et donc en questionnant si l’on a un doute puis en reformulant) ;

-> la capacité à aborder les sujets délicats, à faire preuve d’assertivité [5] ;

  • Le troisième est lié aux témoignages de gratitude et de reconnaissance.

Les relations professionnelles comme les relations amoureuses se renforcent grâce aux réserves de positivité qu’effectuent les partenaires. Exprimer de la  gratitude, reconnaître les qualités et les mérites, ou recevoir ces signaux, dope le bien-être, l’enthousiasme, la confiance en soi.

 

Sous l’angle managérial : deux exemples d’initiatives positives

La première est simple à mettre en œuvre, pour des bénéfices importants ne nécessitant pas d’être pilotés. Inviter les collaborateurs à déjeuner, une fois par mois par exemple, va encourager ces derniers à « donner du temps » à leurs relations interpersonnelles.

La seconde consiste à établir une Charte de Convivialité pour inscrire les relations dans un cadre sécurisant et inspirant. L’impact de cette charte devra être évalué au fur et à mesure et les relations managériales et interpersonnelles, questionnées, de façon anonyme et ludique si possible pour donner envie aux collaborateurs d’y participer.

 

Comprendre et enrichir notre lien à autrui s’avère déterminant en termes de bien-être au travail et de productivité. Si chacun de nous a intérêt à développer des relations professionnelles positives, l’entreprise a aussi tout à y gagner : cela optimise la performance de ses équipes tout en facilitant son attractivité et la rétention des talents. Le cœur, dans le sens des émotions, a sa place dans le champ professionnel.

 

[1] Exemple de sondage récent : celui du cabinet d’experts-comptables en ligne wity.fr, réalisé auprès de 15 100 personnes. 71 % des femmes et 76 % des hommes considèrent que leur lieu de travail est un endroit parfait pour trouver l’amour. Néanmoins, 73 % des personnes interrogées déclarent ne pas célébrer la fête des amoureux au travail.
[2] Le psychologue anglais John Bowlby est le père de la théorie de l’attachement.
[3] Robert Sternberg est également à l’origine de la théorie triangulaire de l’amour.
[4] Docteur en psychologie, Ilona Boniwell dirige le cabinet Positran (psychologie de la transformation positive).
Il existe en tout sept caractéristiques des couples heureux selon John Gottman.
[5] Il s’agit de s’affirmer sans agressivité, en osant être soi-même, en se montrant constructif et en témoignant de la confiance à ses interlocuteurs.
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Conseils de pro
Temps de pause et micro-siestes : on se régénère pour gagner en efficacité professionnelle

Temps de pause et micro-siestes : on se régénère pour gagner en efficacité professionnelle

Pourquoi lutter contre la fatigue ou le sommeil ? Alors que personne ne songe à s’empêcher de boire face à la soif, d’autres types d’exigences tout aussi vitales sont appréhendées différemment. En cause, dans le cadre professionnel : la peur de renvoyer une image dévalorisante de soi-même et l’impression de ne pouvoir s’arrêter. Que vous soyez manager ou collaborateur, apprenez à autoriser les micro-siestes et temps de pause pour un maximum de bien-être et d’efficacité professionnelle !

 

Pourquoi les temps de pause sont nécessaires à chacun d’entre nous

Si le cerveau humain n’a pas évolué depuis 32 000 ans, le nombre d’heures de sommeil a lui nettement diminué : nous dormions deux heures de plus il y a un siècle et une heure de plus il y a 20 ans. L’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance) évalue aujourd’hui la durée moyenne d’une nuit de sommeil à 6h58, en semaine.

Or le sommeil ne remplit pas une simple fonction de repos. Outre les problèmes de mémorisation et de concentration générés par le manque de sommeil, ce dernier a un impact considérable sur le système immunitaire et dans l’évacuation des déchets produits par les neurones [1]. Le sommeil est donc décisif du point de vue cognitif et physiologique.

En parallèle, on assiste à une transformation des modes de travail.

  • L’accès en continu à l’information, à titre professionnel et personnel ;
  • L’accélération produite par la digitalisation des entreprises ;
  • La multiplication des interactions professionnelles ;
  • Le sentiment d’effectuer plusieurs tâches en parallèle – qui correspond souvent à une réalité ;

Provoquent une surcharge mentale et une désorganisation.

« Consommant énormément d’énergie à être constamment dans l’action, nous risquons l’épuisement, indique Anne Derieux [2], formatrice docendi ». L’augmentation de la souffrance au travail en est un symptôme.

Dès lors, les temps de pause voire les micro-siestes semblent indispensables. Est-ce un hasard si l’on parle de temps de récupération dans le monde sportif ? « Récupérer, c’est retrouver ce que l’on a perdu. Au travail, cela concerne l’énergie, la concentration, l’efficacité, la sérénité. »

 

Décidons de renforcer les temps de pause au-delà de la législation en vigueur

Selon l’article L3121-33 du Code du travail, une pause de 20 minutes est obligatoire au bout de six heures de travail échues [3]. Quand on sait que notre niveau d’attention faiblit au bout de 10 à 20 minutes, il semble même souhaitable de multiplier les pauses, plus courtes si nécessaire.

Lequel d’entre nous n’a pas vécu la situation suivante ? Bloqués face à une tâche qui nous semble difficile à comprendre ou à accomplir, nous trouvons miraculeusement la « solution » après avoir relâché un peu notre attention en discutant avec des collègues ou en ayant quitté quelques minutes notre bureau. Anne Derieux souligne à cet égard que « la fluidité mentale est liée à la fluidité physique ». Il s’agit donc d’équilibrer les moments de concentration intense ou de forte sollicitation et les temps de pause.

Concrètement, tout commence par une décision, suivie d’une autorisation. Je décide de prendre soin chaque jour de mon bien-être et de ma détente qui contribuent à mon efficacité professionnelle. L’étape de l’autorisation est délicate car l’image de soi que l’on renvoie dans l’entreprise entre en jeu, tout comme l’ambiance qui règne dans les services. Savoir que le cerveau fera de toute façon une pause naturelle en relâchant l’attention permet de s’accorder cette autorisation ou de la donner à ses équipes.

 

Apprenons à nous reconnecter à nous-mêmes pour nous régénérer

Une forte motivation personnelle est nécessaire pour entreprendre tout changement. Parmi les sources de motivation figurent :

  • le souhait de transformer une situation insatisfaisante professionnellement – le sentiment d’être débordé chaque jour, un manque d’efficacité professionnelle signalé par des supérieurs hiérarchiques, etc. ;
  • celui de dissiper un état de fatigue quasi permanent pour trouver un équilibre vie pro-vie perso et profiter pleinement de la seconde.

On procède ensuite par petits pas en déterminant un moment de la journée où l’on s’accorde un temps de pause [4] et en en définissant la durée – 2 minutes, 5 minutes, davantage – selon ses possibilités. On essaie de vivre ce temps de pause en conscience, de faire corps avec le moment, en laissant de côté ses préoccupations ainsi que son smartphone !

Comme l’indique Anne Derieux, « certains signaux nous aident à identifier le moment adéquat [5] : ne plus réussir à se concentrer sur sa tâche, peiner à comprendre des indications basiques, etc. » En se manifestant, nos émotions nous renseignent également sur ce que nous vivons.

Il est alors temps d’activer des leviers pour se reconnecter à soi-même, chacun interagissant avec l’autre.

  • La respiration et la relaxation, qui visent la détente physique ;

« Pour se relaxer, on pratique la respiration abdominale en inspirant tranquillement par le nez, en gonflant le ventre et en soufflant par la bouche, encore plus lentement pour bien vider ses poumons, conseille Anne Derieux ». La sensation d’ouverture qui en résulte à l’intérieur de soi contribue à détendre l’ensemble du corps. Mieux oxygéné, le cerveau booste l’efficacité professionnelle.

Dans le prolongement, on se relâche du point de vue musculaire. Installé à son bureau par exemple, on ressent ses pieds posés sur le sol, son visage, son cou, ses épaules. On se concentre sur sa respiration et on se libère des tensions dans les épaules en les abaissant, de celles de la partie basse du visage en desserrant les dents et en faisant bouger sa mâchoire. Cela ne prend que quelques instants.

  • L’imagerie mentale (ou visualisation), qui contribue à la détente mentale.

On pense à une situation agréable que l’on aime vivre – être sur la plage en famille ou avec des amis, faire une promenade dans la nature, etc.

L’idée est de vivre une expérience positive en s’accordant de petits moments à soi pour comprendre à quel point ces minutes, que l’on croit sacrifiées au départ, aboutissent à un gain conséquent de bien-être et de productivité.

 

Mettons en œuvre des temps de pause ou micro-siestes tout en gérant le temps et les priorités

Faire des siestes énergisantes ou power naps est vivement recommandé en raison de l’effet « anti coup de pompe » qui en résulte [6]. Leur durée doit osciller entre 5 et 20 minutes pour éviter d’entrer dans une phase de sommeil profond qui provoquerait une inertie du sommeil au réveil (sensation d’étourdissement, de désorientation, d’endormissement).

  • On s’installe dans un endroit calme à l’abri des regards – dans l’idéal une salle de repos.
  • Si l’on reste à son poste de travail, on pose les bras sur son bureau, la tête sur ses bras et on relâche totalement ses muscles. On laisse son corps s’alourdir et s’alourdir encore, on se concentre sur sa respiration que l’on fait la plus lente possible. On pense à une situation agréable pour favoriser l’endormissement.
  • Plus on va effectuer ces micro-siestes, plus on s’endormira facilement et rapidement.

La pratique se heurte néanmoins à l’absence de salle de repos dans certaines entreprises, alors que le travail en open space est très répandu. A défaut de micro-sieste, un relâchement bénéfique peut être réalisé via la respiration et la détente musculaire déjà évoqués.

N’oublions pas enfin que le bien-être au travail et l’efficacité professionnelle vont de pair avec une bonne gestion du temps et des priorités. Une partie de la fatigue que nous ressentons tient dans le sentiment de n’avoir aucune maîtrise de notre charge de travail. Plusieurs méthodes permettent de reprendre les rênes :

  • Les managers veillent à mettre en œuvre une communication claire auprès de leurs équipes – une demande et des délais précis – et à respecter les horaires des réunions. Ils s’octroient eux-mêmes des temps de pause pour montrer que la pratique est totalement acceptée.
  • Les collaborateurs s’attachent à réaliser une tâche après l’autre, à les prioriser et à limiter les interruptions pour aller jusqu’au bout du travail en cours.

 

In fine, il s’agit de se redonner la priorité face aux multiples sollicitations vécues dans le cadre professionnel et privé en s’accordant des « moments à soi » – temps de pause ou micro-siestes – et d’octroyer une place centrale dans l’organisation aux collaborateurs et à leurs besoins. Sachant que la capacité à poser des limites constitue un gage d’efficacité professionnelle et de productivité, au niveau individuel et collectif. 

 

[1] Le liquide céphalorachidien dans lequel baigne le cerveau pénètre plus profondément pendant le sommeil que durant les périodes d’éveil. Or, en se retirant, ce liquide permet d’éliminer les déchets produits par les neurones. Source : Thomas Andrillon, chercheur en neurosciences (Libération).
[2] Formatrice en développement personnel, Anne Derieux est également sophrologue. Elle a auparavant travaillé dans un grand laboratoire pharmaceutique.
[3] Des dispositions conventionnelles plus favorables peuvent fixer un temps de pause supérieur.
[4] S’il s’agit d’un unique temps de pause au départ, plusieurs pourront sans doute être octroyés à terme.
[5] Il n’existe pas de période valable pour tous en termes de pauses ou de micro-siestes. Cela dépend des rythmes chronobiologiques de chacun.
[6] Le Professeur Levy, responsable du laboratoire du sommeil au CHU de Grenoble et Président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, parle des effets de régénération de la sieste sur l’activité cérébrale et de son pouvoir énergisant.
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Conseils de pro
Soft skills : vibrez avec la whishlist de fin d’année signée docendi

Soft skills : vibrez avec la whishlist de fin d’année signée docendi

La magie de Noël emplit encore les cœurs et les esprits, dans quelques jours la page de 2018 sera définitivement tournée. 2019 s’ouvrira alors pour 365 jours riches en émotion, performance et soft skills. Pourquoi ne pas profiter de cet entre-deux pour se faire plaisir et vivre pleinement le moment présent ? Partager des minutes d’exception avec ses proches, dans une salle de spectacle ou devant un écran vidéo, se plonger dans une aventure physique et picturale ou littéraire, voici la whishlist de fêtes concoctée pour vous par docendi.

 

Vivre une expérience inoubliable, s’ouvrir à ses émotions et mobiliser ses soft skills

Soft skills : vibrez avec la whishlist de fin d’année signée docendi

Source : giphy.com

Parce que la vie est faite d’expérimentations et de surprises, Tiphanie Gadonna, responsable des gammes Développement de soi et Efficacité & Productivité de docendi, vous suggère « un moment inspirant dans lequel on s’immerge, associant à merveille l’art et les nouvelles technologies pour stimuler les sens et amplifier l’expérience ». Les tableaux de Gustav Klimt et  d’Egon Schiele s’animent dans un son et lumière où l’allégorie enlace le néoclassicisme pour un tourbillon incandescent de volupté. L’expo Klimt est à découvrir à l’Atelier des Lumières à Paris jusqu’au 6 janvier 2019 (prolongations). 

Autre atmosphère non moins flamboyante, le Fashion Freak Show mis en scène par Jean-Paul Gaultier aux Folies Bergère : 50 ans de culture pop revisitée avec des personnages et créatures hautes en couleur, sans oublier les pièces iconiques du couturier.

Un vrai coup de cœur pour Anne Ambrosini, directrice Pédagogie et Développement de docendi : « Si vous n’avez pas froid aux yeux, vous serez séduits par sa créativité et l’esthétique de ses tableaux, mis en mouvement dans une revue joyeusement délirante ». Les soft skills engagées ? #Créativité #Joie #Esthétique.

Dans un registre différent, à mi-chemin entre les Monty Python, Benny Hill et les Marx Brothers, Le gros diamant du prince Ludwig a reçu le Molière 2018 de la Meilleure Comédie.Soft skills : vibrez avec la whishlist de fin d’année signée docendi  Onze comédiens et 3 musiciens survoltés qui passent de la scène à la salle pour réaliser « le casse du siècle », du moins est-ce l’objectif de ces personnages pittoresques – en l’occurrence d’authentiques « bras cassés » !

Pour Thomas Flament, responsable de la gamme Management de docendi, cette pièce fait preuve « d’une créativité folle ! De l’imagination dans l’utilisation des décors à une mise en scène aussi inspirée qu’inspirante », c’est un peu de cinéma hollywoodien à vivre en live sur la scène du Palace.

 

Comprendre ce qui nous anime dans nos vies professionnelles et nos aventures collectives

Soft skills : vibrez avec la whishlist de fin d’année signée docendi

Source : giphy.com

Comment renouer avec soi-même et ses rêves ? Le premier roman de Stéphanie Dupays, Brillante, nous plonge au coeur de l’entreprise et de ses codes, avec ses talents dopés à l’adrénaline d’une ascension professionnelle rapide et prometteuse. 

Un univers glaçant qui offre davantage que des gratifications financières : une identité, factice, qui tombe en lambeaux dès que la progression professionnelle s’enraye.

« Une peinture très juste du monde de l’entreprise et des RH » vivement recommandée par Sophie Bolloré, PDG et cofondatrice de docendi.

Quête de succès toujours avec Le règne des affranchis de Claude Onesta, considéré comme le meilleur entraîneur d’équipe nationale de l’histoire du handball français.  A moins qu’il ne s’agisse d’un autre type de quête ?

L’ex-entraîneur raconte en effet « l’anormalité » de la victoire dans le sport et d’ailleurs, « gagner pourquoi faire ? ». L’homme procède par « décryptage et compréhension de l’autre » tout en interrogeant les mécanismes du collectif.

Tel est le coup de cœur de Damien Michel, directeur commercial de docendi, pour lequel « l’aventure humaine vaut plus que les médailles ».

Une aventure humaine et des chemins qui forgent le « métier de vivre », à apprendre et approfondir chaque jour comme nous y invitent le psychiatre Christophe André, le philosophe Alexandre Jollien et le moine Matthieu Ricard dans Trois amis en quête de sagesse. 

Un livre à s’offrir en format poche selon Anne Ambrosini, dans l’idée « de lire et relire le chapitre sur l’écoute et de s’en inspirer pour développer cette compétence sans relâche ».

 

Laisser libre cours à l’audace et à l’humour en explorant son potentiel

L’astuce et l’audace, la créativité, sont les soft skills clés du volet Breath of the Wild du jeu d’action/aventure The Legend of Zelda, disponible sur Nintendo Wii U et Nintendo Switch. Le pitch : Vous vous réveillez après un sommeil de 100 ans, sans souvenirs ni équipement. Débute alors votre voyage dans un univers aussi riche que profond, à la recherche des fragments de votre mémoire. 

L’enthousiasme de Thomas Flament est communicatif : « Dans cette ode à l’exploration et à la découverte composée en monde ouvert, le joueur progresse à son rythme, fonçant vers le boss de fin [1] dès la première heure de jeu, parcourant chaque région durant des heures ou multipliant les quêtes annexes et les détours. Un univers aussi libre et immersif a rarement été proposé dans un jeu. » Poétique, mature, épique, Breath of the Wild renverse les codes des Zelda classiques et illustre parfaitement la réflexion suivante : « Les innovations d’aujourd’hui sont les standards de demain ! »

Et parce que l’humour constitue le meilleur des sas de décompression ainsi qu’un espace d’expression inégalable, Tiphanie Gadonna vous propose d’oser le spectacle de Blanche Gardin en streaming, Je parle toute seule. 

« Décalé, provocateur mais terriblement authentique !  Une élocution franche et directe, articulée avec brio pour aborder des sujets de nos quotidiens. Selon moi, un beau modèle de leadership au féminin ! »

 

Vous souhaitez partager ces moments d’exception avec vos proches ? Inutile d’investir des sommes folles ! L’important est de leur faire plaisir. Activez pour cela votre soft skill Ecoute. S’ils ne manifestent aucune envie particulière, essayez de vous mettre à leur place – un petit tour du côté de l’empathie, autre compétence Soft skills. Et n’oubliez pas : une surprise est en soi le plus merveilleux des cadeaux. JOYEUSES FÊTES !!!

Source : giphy.com

[1] Personnage ennemi plus puissant et plus dangereux que les autres ennemis, souvent en fin de niveau.
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