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Étude : les soft skills, des compétences clés pour les ingénieurs

Étude : les soft skills, des compétences clés pour les ingénieurs

Après les rapports du Forum Économique Mondial, de l’OCDE et, tout récemment, de l’Académie des Technologies [1], une enquête du réseau flamand ie-net illustre le rôle décisif que les soft skills sont appelées à jouer dans l’évolution du métier d’ingénieur.

 

Vers un renouvellement des compétences

Menée auprès de 964 ingénieurs et 314 entreprises en 2017, l’étude [2] d’ie-net s’interroge sur les transformations initiées par l’industrie 4.0. Ce terme désigne les entreprises dites « intelligentes », agiles en termes de production et de ressources, au fort niveau d’automatisation et de digitalisation des process.

Selon l’enquête, 57 % des ingénieurs estiment que l’industrie 4.0 va générer des évolutions conséquentes dans leur organisation ainsi que sur leurs métiers. Du côté des entreprises, 91 % misent sur la formation continue pour préparer les ingénieurs à l’industrie 4.0. Les offres de formation appropriées risquent toutefois d’être insuffisantes selon 23 % d’entre elles.

Plus encore, les compétences clés pour les ingénieurs en 2017, seront différentes à l’avenir ! Actuellement, prédominent :

  • la maîtrise des outils de gestion de données (51 %) ;
  • les connaissances IT (50 %) ;
  • l’analyse de données (48 %).

Dans l’industrie 4.0., les compétences primordiales deviennent :

  • la capacité de résolution de problèmes (55 %) ;
  • les compétences multidisciplinaires (51 %) ;
  • la gestion de la complexité (48 %) ;
  • la volonté de changement (47 %).

 

Coopération et créativité : les exigences de demain

Les ingénieurs travaillent de plus en plus aux interfaces, dans l’entreprise ou entre celle-ci et les pouvoirs publics. Les équipes interdisciplinaires se développent, rendant la coopération indispensable. Dans un environnement en mouvement, la créativité devient synonyme de valeur ajoutée afin d’élaborer des solutions innovantes. Selon les ingénieurs interrogés, ce nouvel environnement est fait d’innovation ouverte (52 %), de créativité (51 %) et de capacité de résolution de problèmes (47 %).

Si l’évolution des compétences concerne les ingénieurs, elle va au-delà : dans la plupart des offres d’emploi, tous secteurs ou professions confondus, la « créativité » et les « aptitudes collaboratives » sont citées.

Pour aider les professionnels à acquérir ce type de compétences, un boom des offres de formation dédiées aux soft skills est à prévoir. Restera ensuite à faire le tri entre les organismes experts… et les autres.

 

[1] The Future of Jobs (Executive Summary), WEF (rapport, 2016). Soft skills for the Future, OCDE (article, 2016). L’industrie du futur : du système technique 4.0 au système social, Académie des Technologies (rapport, 2017).
[2] Les chiffres clés de cette étude sont mentionnés par la directrice générale d’ie-net, Nancy Vercammen, dans une interview au magazine De Standaard. ie-net est le point de contact entre les ingénieurs, les entreprises, le gouvernement et les institutions de formation en Flandre et à Bruxelles.
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Réforme de la formation professionnelle : les dernières rumeurs

Réforme de la formation professionnelle : les dernières rumeurs

La dernière réforme de la formation professionnelle datant de 2014 s’apprête déjà à tomber aux oubliettes. En effet, depuis mi-octobre, le gouvernement s’est lancé dans un chantier censé cette fois transformer le système en profondeur.

Avec l’avènement du numérique, la globalisation des marchés ou encore la montée de la robotisation, le monde du travail est en pleine mutation. Les prévisions estimant la destruction minimum de 10 % des emplois, liée à l’automatisation des tâches, forcent à remettre en question l’organisation actuelle. Aussi, l’enjeu de cette réforme n’est autre que la sécurisation des parcours professionnels, en mettant davantage l’accent sur les compétences que sur les diplômes.

De cette réflexion mûrie par le chef de l’Etat, le cabinet du premier ministre et le ministère du Travail, est né un document d’orientation dévoilé le 15 novembre dernier. Celui-ci conclut qu’il faut désormais « investir massivement dans la formation et les compétences, pour être collectivement capables de se hisser au sommet de la chaîne de valeur mondiale et d’impulser les changements de l’économie de la connaissance plutôt que les subir ».

La réforme de la formation professionnelle a également pour objectif de :

  • « donner à chacun la liberté de choisir et la capacité de construire son parcours professionnel »
  • « protéger les plus vulnérables contre le manque ou l’obsolescence rapide des compétences ».

Qu’en est-il des objectifs soumis à la négociation des partenaires sociaux ? Ces derniers, qui ont pris connaissance des dix pages du document d’orientation, ont désormais jusqu’au 16 février 2018 pour trouver un accord national interprofessionnel. Les discussions devront porter sur les droits et l’accompagnement à la formation, l’alternance et l’entreprise, la gestion des parcours professionnels, la certification et qualification ainsi que la gouvernance et le financement.

Si ces négociations n’aboutissent pas, le gouvernement, qui souhaite déposer un projet de loi au Parlement dès le printemps 2018, reprendra alors la main.

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