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Bien-être au travail : les soft skills au cœur des facteurs qui le déterminent

Ça bouge !

24 avril 2018

À l’approche de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail le 28 avril prochain, le rapport Travail et bien-être psychologique de la Dares [1] mérite d’être exploré. Quel est l’impact des conditions de travail sur le bien-être psychologique des collaborateurs ? Existe-t-il des facteurs aggravants, ou de protection, en matière de bien-être au travail ?

 

Bien-être au travail : des ressources et des sources d’exposition clairement identifiées

Facteur de production au 18e siècle, liberté créatrice au début du 19e, la notion de travail est peu à peu devenue indissociable de celle de développement des compétences des collaborateurs. En ce sens, le travail contribue non seulement au bien-être dans l’entreprise mais au bien-être global.

Dans les faits, un peu plus d’un tiers des actifs seulement se retrouvent dans ce cas de figure. Parmi eux et sans surprise, les professionnels les plus diplômés. Découvrons pourquoi des professions moins qualifiées comme les assistantes maternelles ou les coiffeurs-esthéticiens y figurent également.

L’analyse de la Dares montre que divers facteurs d’exposition se combinent pour dégrader le bien-être au travail dans sa dimension psychologique :

  • la pénibilité physique (bruit) ;
  • les contraintes d’organisation du temps de travail (équilibre vie personnelle / vie professionnelle) ;
  • l’intensité du travail ;
  • les conflits éthiques ;
  • la demande émotionnelle [2] ;
  • l’insécurité de la situation de travail.

À l’inverse, plusieurs « ressources » optimisent le bien-être au travail :

  • l’autonomie ;
  • le soutien social ;
  • la reconnaissance, perçue comme la plus protectrice.

 

Le bien-être psychologique selon les situations de travail

La  Dares envisage le bien-être au travail en fonction de l’équilibre des situations de travail dans lesquelles évoluent les collaborateurs. Ainsi, les assistantes maternelles vivent l’impact de leur travail sur leur bien-être psychologique de façon positive en raison de :

  • la nature de leur activité, autonome et peu intense ;
  • la rareté du sentiment d’insécurité et de conflits éthiques qu’elle implique ;
  • ceci malgré un déficit de soutien social.

L’ensemble du rapport met en lumière le rôle central des émotions, qu’il s’agisse de faire face à des situations de travail à forte demande émotionnelle ou de disposer de  ressources permettant de rendre un contexte de travail moins éprouvant.

Pour favoriser les émotions positives, le recours à des soft skills telles que l’empathie, la confiance, la bienveillance et la coopération est requis au sein du management et chez les collaborateurs.

 

[1] Dans ce document d’études, la Dares (direction de l’animation, de la recherche et des études scientifiques) analyse l’apport de son enquête Conditions de travail – Risques Psychosociaux de 2016. Notre brève se concentre sur certains aspects du rapport.
[2] Une demande émotionnelle qui peut se traduire par : le fait de vivre des situations de tension avec le public, de devoir calmer des gens, de travailler au contact de personnes en situation de détresse, de devoir cacher ses émotions ou faire semblant d’être de bonne humeur (toujours ou souvent), d’être bouleversé, secoué, ému dans son travail (tous les jours ou presque, ou souvent).
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Author: docendi

Organisme de formation certifié OPQF, docendi propose, depuis sa création en 2000, une formule pédagogique multimodale novatrice alliant présentiel et accompagnement digital avant et après formation.
Cette pédagogie interactive et personnalisée est particulièrement efficiente pour le développement des soft skills : management, développement de soi, communication interpersonnelle et efficacité professionnelle.

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