Le Blog des Soft Skills

Enrichir ses compétences humaines, émotionnelles et cognitives

Égalité femme-homme : quel est l’état des lieux du sexisme en entreprise ?

Dans l’entreprise, le sujet des pratiques sexistes n’est plus tabou ou n’est plus censé l’être. De là à viser l’égalité femme-homme… Quel bilan dresser, dans le monde professionnel et l’enseignement supérieur ? Focus sur le 2e rapport du HCE.

En période de crise sanitaire, favorisons la proximité grâce aux soft skills

Crise sanitaire = effervescence émotionnelle ! Comment réagir et travailler la qualité de ses relations professionnelles ? Quelles compétences sot skills mobiliser pour “réinventer” son activité si nécessaire ? Le regard d’Anne Ambrosini.

Confinement : faisons de notre nouvelle réalité une expérience « transformante » !

Travail à distance, chômage partiel, “école à la maison” : le confinement recouvre des réalités distinctes. Comment s’adapter, canaliser nos émotions pour vivre au mieux ces moments ? Karine Blanco nous invite à en faire une expérience “transformante

3 conseils pour nourrir la communication à distance en période de confinement

Télétravail subi, confinement, activité partielle : comment maintenir la cohésion du collectif ? Les règles habituelles de la communication à distance suffisent-elles ? Quels autres points de vigilance ? Conseils pour une collaboration de qualité.

Paroles d'Experts
Confinement : faisons de notre nouvelle réalité une expérience « transformante » !

Confinement : faisons de notre nouvelle réalité une expérience « transformante » !

A propos de l'auteure : Karine Blanco

Le 17 mars 2020, des mesures de confinement individuel entrent en vigueur en France afin de limiter la propagation du Covid-19. « Assignés à résidence », nos réalités se teintent de chômage partiel, de télétravail ou d’école à la maison, parfois conjugués. Cela génère un temps d’adaptation, certains ajustements, des besoins ou difficultés spécifiques, et cette situation hors normes va se prolonger. Dès lors, comment tenir le choc et aborder cet espace-temps comme une réelle opportunité pour se retrouver voire se réinventer ? En ces moments hors du temps, je vous propose quelques clés pour bien vivre, dans la durée, notre nouvelle réalité.

 

Le confinement nous oblige à expérimenter le travail à distance, les outils digitaux associés – et une nouvelle façon d’être en relation à soi et aux autres au quotidien

L’absence de choix allié aux conditions dans lesquelles certains de nous télétravaillent (avec des enfants à la maison par exemple), modifient notre perception de ce mode d’organisation du travail. Certes, nous évoluons dans un environnement familier, celui que nous avons aménagé pour y vivre. Mais les règles du jeu semblent avoir changé, et personne ne peut vraiment nous les expliquer. Que faire ?

Alors même qu’une distanciation sociale s’impose, nous allons puiser dans nos liens sociaux la force nécessaire pour rétablir notre équilibre. Peu importe le mode de communication (smartphone, mail, WhatsApp…),  c’est plus que jamais le moment de nous rapprocher de ceux qui comptent – famille, amis, voisins. Ces temps de partage, d’échange, d’écoute active, ces témoignages d’attention et ce care nous nourrissent autant qu’ils font du bien. Nous pouvons alors utiliser au mieux nos ressources pour faire face.

Il s’agit de résister à la tentation de l’hyper-connexion, qui conduirait à une surcharge mentale. Ceci à deux égards. D’une part, pour ne pas « sombrer » sous l’afflux d’émotions négatives en regardant les infos en boucle. L’exercice de notre sens critique peut nous y aider ; sélectionnons les sources d’informations et évaluons leur utilité. D’autre part, en télétravail surtout, afin de ne pas se laisser assaillir par les sollicitations de toutes parts ! Si les outils digitaux collaboratifs rendent de grands services, notamment en cette période, un usage déraisonnable peut avoir des effets désastreux sur nos capacités cognitives. Choisissons les outils auxquels nous souhaitons recourir, les moments et les raisons de le faire.

 

Profitons de moments de temps vide pour accueillir nos idées et réveiller notre créativité

En télétravail, en chômage partiel ou mués en professeurs des écoles, nous bénéficions d’un temps retrouvé qui peut se compter en minutes ou en heures. Pourquoi ne pas le mettre à profit pour réapprendre à regarder véritablement ce et ceux qui nous entoure/nt ? Car l’humanité surgit d’un regard… Soyons en pleine présence avec nos proches, observons l’extérieur depuis notre fenêtre, prenons une douche ou faisons la vaisselle… en étant présent à nous –mêmes, seulement à nous-mêmes et à notre environnement immédiat. Marchons 15 minutes si possible en pleine conscience, sans smartphone, levons les yeux, écoutons le silence et les oiseaux revenus en ville !

Le vide et le silence font peur. Et pourtant, il n’a sans doute jamais été aussi utile de se ménager un temps vide au quotidien… Une bulle de déconnexion totale d’une dizaine de minutes par jour pour accueillir nos idées et tout ce qui est en nous, que nous ne prenons pas le temps d’écouter d’habitude en raison de notre suractivité chronique, de la surcharge cognitive et mentale générée par les applis, push mails, réseaux sociaux et Netflix – entre autres !

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’ennui est un bon ami. Expérimentons-le ! Rédigeons un journal de bord afin de bénéficier de l’effet libérateur de l’écriture et de pouvoir en tirer parti, plus tard.

Essayons également de transformer nos « bonnes intentions » en actions SMART – Spécifiques, Mesurables, Acceptées, Réalistes, délimitées dans le Temps. À défaut, gare à la frustration de n’avoir rien concrétisé ! Pour faire 10 minutes de yoga quotidien par exemple, commençons par déterminer un créneau précis dès le jour même.

 

Un trop-plein d’émotions est légitime ! Mobilisons des ressources accessibles gratuitement pour les canaliser – respiration et méditation

La crise sanitaire qui nous frappe collectivement nous touche de plein fouet au niveau émotionnel. À cela s’ajoute l’inquiétude pour la pérennité de nos emplois ou pour les conditions de reprise de notre activité. Inutile de tenter de s’abstraire de ces « ressentis qui élisent d’abord domicile dans notre corps » ! Car, malgré leur composante physique, les émotions ne sont pas de simples sensations. Elles portent un message qui va déclencher la peur, la tristesse, la joie, etc.

Une métaphore permet de bien comprendre leur impact sur nos pensées, beaucoup plus puissant que dans le sens inverse. Imaginons une casserole de lait posée sur un brûleur de cuisinière ; le lait représente nos pensées et le feu, nos émotions. Jusqu’à une certaine température, il est possible d’éviter le débordement du lait en soufflant dessus. Mais quand le lait chauffe trop, le seul moyen d’éviter des dégâts est de diminuer la puissance du brûleur[1].

Comment agir sur le feu de nos émotions ? Plusieurs pratiques ou techniques nous aident à développer notre maîtrise de soi, une compétence indispensable pour gérer les réactions excessives et diminuer la pression en période de confinement. L’objectif est de pouvoir (de nouveau) exercer notre volonté sur nos pensées et actions. Soyons à l’écoute de notre corps, de ses tensions et contractions. Les exercices de respiration sont vivement conseillés à cet égard, pour s’apaiser, se dynamiser ou accueillir ses émotions. La cohérence cardiaque, notamment, permet de réguler le système nerveux autonome ; cela ne prend que 5 minutes !

Nous pouvons également opter pour le yoga, la sophrologie ou encore pratiquer la visualisation positive. Elle consiste à imaginer, sur un écran, une scène qui concrétise un but à atteindre. L’idée est de visualiser le résultat et non les moyens. Les images créées doivent être simples, claires et attractives, pour qu’elles deviennent réalité. Pratiquons cette visualisation en milieu de journée de préférence, afin de nous ressourcer. Pour un effet maximal, il est souhaitable de recourir à l’une de ces techniques (ou à plusieurs)  quotidiennement, durant 21 jours. Notre corps mémorise ainsi ces temps de calme et de bien -être ; en période de crise, à la prononciation de certaines phrases clés, il s’apaise de lui-même.

Je recommande également, vivement, la méditation. Comme l’exprime le Dr Frédéric Rosenfeld dans son ouvrage, elle est dotée de vertus relaxantes. Mais elle dispose d’un atout supplémentaire car elle contribue à développer l’observation et la « sérénité » à l’égard des phénomènes émotionnels.

L’humour et le rire sont également des composantes majeures de notre bien-être. Activons-les autant que possible, dans nos échanges ou en visionnant des séries comiques, en consultant des pages Facebook (L’optimisme), en écoutant des podcasts (Change ma vie).

 

Confinement, télétravail ou inactivité provisoire nous donnent l’occasion de nous reconnecter à notre corps et de nous re-connaître

Dans nos sociétés de l’instantané, avoir du temps pour soi est un luxe. Lorsque nous sommes dans cette situation – encore une fois, les contextes des uns et des autres varient en cette période troublée -, profitons-en !

Puisque nos temps de transport ont fondu, réallouons ces minutes ou heures à prendre soin de nous. Nous ne sommes pas qu’un cerveau ! Faisons-nous belle ou beau afin de garder une belle estime de nous-même et de renvoyer une image positive à notre entourage, si nous sommes confinés à plusieurs. Massons-nous pour détendre les zones de notre corps le plus sollicitées. Faisons-nous plaisir, dansons sur notre chanson préférée quand nous en avons envie !

C’est aussi le moment idéal pour se re-connaître. Prenons un carnet et faisons le point sur nos qualités et « supers pouvoirs », nos passions. Demandons du feedback à nos proches !

Cette hygiène mentale passe également par l’hygiène alimentaire. Respectons autant que possible les horaires de repas habituels, évitons de grignoter et buvons de l’eau ! Cette dernière favorise la désintoxication et la purification du sang, elle nous donne de l’énergie. L’une des principales causes de fatigue durant la journée est une trop faible hydratation.

En effet, l’eau intervient dans tous les processus de la vie individuelle que mène notre organisme. Elle arrive en deuxième position en termes d’importance vitale, après l’oxygène. N’oublions pas que notre poids corporel est composé jusqu’à deux tiers d’eau. 

 

La période de confinement que nous vivons actuellement va se prolonger. Préparons-nous physiquement et psychologiquement à ce marathon ! Nous disposons d’une chance inouïe : celle de pouvoir nous appuyer sur les liens humains et sur de riches ressources de gestion du stress notamment. L’épreuve est sévère, davantage pour certains que d’autres, mais elle est surmontable. Je suis convaincue que notre humanité et notre clairvoyance en sortiront renforcées. 

 

Cette tribune s’adresse aux personnes actuellement confinées. Remercions celles et ceux qui « vont au front » chaque jour, au-delà de quelconques limitations horaires parfois, en les applaudissant et surtout, en RESTANT CHEZ NOUS.

 

[1] Passage inspiré de Méditer, c’est se soigner du Dr Frédéric Rosenfeld (éd. Les Arènes).
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Paroles d'Experts
En période de crise sanitaire, favorisons la proximité grâce aux soft skills

En période de crise sanitaire, favorisons la proximité grâce aux soft skills

A propos de l'auteur : Anne Ambrosini

Nous évoluons dans un contexte VICA – Volatil, Incertain, Complexe, Ambigu. Cela impacte à des degrés divers la stratégie des entreprises, l’organisation du travail et la construction de nos parcours professionnels. Jusqu’à présent toutefois, cet acronyme semblait à la fois omniprésent et impalpable. La crise sanitaire inédite que nous traversons le matérialise de façon saisissante ! Comment agir au mieux de notre intérêt individuel et de celui de nos organisations ? Comment renforcer la cohésion de nos collectifs ? Faut-il redéfinir certaines priorités ? Les soft skills, véritable credo chez CSP-docendi, structurent selon moi cette nécessité.

 

Dans ce contexte de crise sanitaire, apprenons à « accueillir » nos émotions

Comment réagissons-nous face à l’incertitude ? Comment pouvons-nous continuer à produire, avancer, innover, alors même qu’un grand nombre de nos repères s’évanouissent ?

L’incertitude est un facteur majeur de stress. Chacun analyse la situation et les risques au vu de son appréciation des ressources qu’il peut mobiliser pour y faire face.

Alors que nous subissons tous le confinement, celui-ci induit un niveau de stress très différent chez une personne en famille, dans une maison individuelle avec jardin et sans enfants en bas âge (par exemple) ou chez une personne seule, avec de jeunes enfants dans un appartement exigu. Néanmoins, quel que soit le type d’environnement, le manque d’informations et/ou leur évolution constante génèrent un sentiment d’impuissance. Nous développons alors des réactions parfois inadaptées à la situation, en raison de l’impossibilité de se la « représenter ». Notre proactivité peut s’effondrer (baisse de la motivation), un afflux d’émotions négatives risque de nous submerger – frustration, colère, tristesse, angoisse.

S’y ajoute l’inquiétude face aux conséquences humaines et économiques de cette crise sanitaire. Ces chocs émotionnels sont susceptibles d’altérer nos « réponses » en situation d’adversité. D’où l’importance de savoir reconnaître son état émotionnel et d’admettre que ces fluctuations sont « attendues ». Fort heureusement, nous disposons de moyens d’accès à nos émotions : le corps, les paroles, la pensée et l’action. Comme le souligne Thierry Paulmier, fondateur du modèle anthropologique de l’Homo Emoticus, ces vecteurs constituent également des leviers d’action que nous pouvons apprendre à utiliser en cette période extra-ordinaire au sens premier du terme.

 

La distanciation sociale physique (car nous n’avons jamais été aussi proches de nos familles et collègues !) rend primordiale la qualité des relations humaines

En ce mois de mars 2020, tous les salariés français qui en ont la possibilité matérielle sont en télétravail. Finis les échanges informels à la machine à café ! Nous avons majoritairement dû déserter notre lieu de travail au profit de notre lieu de vie, d’où nous exerçons notre activité professionnelle.

Éloignés les uns des autres, nous constituons plus que jamais un collectif. Mais la dynamique de ce « système », sa cohésion sont un vrai sujet de préoccupation. D’où l’importance pour les managers d’adopter les bonnes pratiques du management à distance.

Dans ce contexte, l’écoute s’avère indispensable. Une écoute qui s’envisage en deux dimensions : nourrir les besoins essentiels (notre propre santé, celle de nos proches, celle de nos collaborateurs ou collègues) et déterminer les besoins prioritaires des collaborateurs pour les aider à maintenir leur liens et leur sentiment d’efficacité professionnelle.

La Communication joue donc un rôle clé. Des webconférences suivies de questions-réponses régulières avec l’ensemble des collaborateurs sont particulièrement appréciées. La Créativité et les élans de solidarités affluent ! Ils nous permettent de sortir du cadre habituel pour nous réinventer, dans les modes de travail et/ou les solutions à apporter à plus ou moins brève échéance. Autre compétence pleinement sollicitée, la Collaboration à distance : les moments connectés étant idéalement plus courts (pour maintenir l’attention des participants), des rituels d’échanges très réguliers peuvent être instaurés en contrepartie. Ce type de moments mérite selon moi une attention particulière, qu’ils concernent un manager et son équipe, plusieurs équipes entre elles ou des managers, dans une approche de co-développement. Quant à la Pensée Critique, elle nous évite de sur-réagir face à trop d’informations dissonantes et de privilégier une analyse à tête reposée. 4C donc, 4 compétences soft skills clés en situation de crise sanitaire d’une ampleur inédite.

 

Se former durant cette période si particulière ?

Les mesures de confinement de la population bouleversent les modalités de formation accessibles aux apprenants, pour un temps à durée indéterminée. Faut-il pour autant se jeter dans la « transformation à tout va » de parcours blended en parcours 100 % à distance ?

Je ne doute pas de l’efficacité des modalités de formation distancielles, moyennant une re-ingénierie pédagogique. Néanmoins, il me semble qu’avant ce stade de transformation, il convient d’abord d’écouter nos clients. Ce qui était important il y a quelques jours encore pour les responsables formation et/ou les personnes s’inscrivant à une session, l’est-il toujours ? Les thématiques ont peut-être évolué. Nous devons être à l’écoute des changements potentiels dans les attentes et besoins. Quel format s’avère pertinent pour un apprenant en télétravail et confiné ? Quelle est sa disponibilité d’esprit ? Il n’est pas du tout certain qu’une modalité distancielle conçue pour un contexte classique d’utilisation soit adaptée à la situation dans laquelle nous baignons. Attention donc à ne pas se montrer réactif ou proactif à tout prix, au risque d’éluder la question de l’impact d’un événement potentiellement traumatisant (ou a minima, perturbant), sur les désirs et capacités d’apprentissage.

Dans ce contexte, je suggère de prendre le temps. Mettons à profit ces minutes, ces heures retrouvées – suppression des trajets domicile-travail, réunions à distance plus courtes que les réunions in situ – pour faire preuve de recul et « préparer » au mieux nos décisions.

 

Nous allons beaucoup apprendre de cette situation inédite dont nous sortirons tous différents. L’heure est au respect du confinement, à la proximité à distance de nos proches et de nos équipes. RESTONS CHEZ NOUS et entraînons ces compétences clés essentielles comme un muscle. Maintenons le dialogue pour construire des plans de développement des compétences renouvelés et encore plus efficients.

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Décryptage
Le Bazar de la Charité : quand la fiction revisite les prémices du leadership au féminin

Le Bazar de la Charité : quand la fiction revisite les prémices du leadership au féminin

Période de César oblige [1], chacun se remémore ses coups de cœur audiovisuels de 2019. De Parasite sur grand écran au glaçant Years and Years en passant par la 2e saison de Dark [2], l’intensité a souvent été au rendez-vous, n’est-ce pas ? À cet égard, la mini-série de TF1, Le Bazar de la Charité, a frappé fort ! Comment ce succès d’audience s’est emparé d’un drame historique pour le faire résonner dans les cœurs et les consciences du 21e siècle ? Retour aux prémices du leadership au féminin et décryptage d’une revanche sur l’Histoire, par la fiction.

 

Alerte SPOIL ! Vous découvrirez des éléments de l’intrigue du Bazar de la Charité en lisant cet article.

 

Des femmes qui se révèlent face à la tragédie, jusqu’à développer une forme de « leadership au féminin »

Basé sur un fait-divers dramatique, Le Bazar de la Charité [3] nous plonge dans l’existence de trois figures féminines de tempéraments et conditions différentes.

La première, Adrienne de Lenverpré, a choisi d’épouser son mari, un « puissant » qui vise la présidence du Sénat. La configuration est rare à l’époque, la plupart des femmes de la haute société suivant la volonté de leur famille. De leur union est née une petite fille, Camille, que son père va utiliser comme moyen de pression. Face à la violence extrême de cet homme, Adrienne se renseigne sur les modalités de divorce. Elle entretient par ailleurs une relation passionnée avec Hugues Chaville, journaliste au quotidien La Chouette. Ce fort caractère va lui permettre de révéler au fil des épisodes son « leadership au féminin », par amour de sa fille et pour sauver un innocent.

Rien de tel en apparence chez Alice de Jeansin, fille de notables promise au jeune et riche Julien de la Ferté. Si ce mariage arrangé ne semble pas perturber la jeune fille au début de la série, ladite union a vocation à sauver la famille de Jeansin de la ruine. Rescapée de l’incendie du Bazar grâce au courage d’un jeune anarchiste, Victor Minville, Alice fait pourtant preuve d’une audace extrême lorsque celui-ci est injustement accusé d’être l’auteur de l’incendie, risquant l’échafaud. Les capacités décisionnelles exceptionnelles de la jeune fille se manifestent alors.

Quant à Rose Rivière, très proche d’Alice et domestique de la famille de Jeansin, elle est mariée à Jean, le cocher. Tous deux souhaitent « sortir de leur condition » en partant aux États-Unis monter leur propre affaire. Gravement brûlée durant l’incendie, Rose va endosser l’identité d’Odette de la Trémoille, une amie d’Alice morte au Bazar, maman d’un petit garçon. D’abord contrainte de le faire par la grand-mère de l’enfant qui refuse de voir son gendre hériter de sa fortune (un homme instable qui se désintéresse de son fils), Rose se résout ensuite à jouer ce rôle, persuadée que son mari la rejettera en raison de sa défiguration. Dès lors, elle va mener plusieurs combats : récupération physique ; liens affectifs tissés avec le petit garçon ; relation « de confiance » établie avec la grand-mère de l’enfant. Mais le plus important est celui de la reconquête, lente et douloureuse, de sa propre estime de soi.

Le cadre est posé. Souffle romanesque garanti !

 

Le 4 mai 1897, le Bazar de la Charité est totalement détruit par les flammes

Réunissant une vingtaine d’œuvres de charité, le Bazar existe depuis 1885 et l’événement a généralement lieu dans l’hôtel particulier de l’un de ses membres. En cette année 1897, il se déroule pour la première fois rue Jean Goujon, dans le 8e arrondissement de Paris ; un édifice est construit spécialement pour l’occasion sur  un terrain mis à disposition. Le lieu de plus de 1 000 m2 est en bois, avec une toiture en verre recouverte d’un long vélum. À l’intérieur, un immense décor en carton-pâte reconstitue une rue du Paris médiéval. Les fausses échoppes et auberges sont surmontées de tentures et de draperies. Un cinématographe des frères Lumière a également été installé sous un appentis en planches,

Il faut dire qu’au cœur de la Belle Époque, la charité est tendance ! Les événements dédiés sont relayés dans les journaux et toute la bonne société s’y presse. C’est le cas le 4 mai 1897, en présence notamment de la duchesse d’Alençon, sœur de l’impératrice Elisabeth d’Autriche.

Aux alentours de 16h, le projectionniste demande à son assistant de remplir une lampe à éther pour pouvoir changer une bobine. Celui-ci craque une allumette… et le Bazar de la Charité s’embrase ! 14 minutes plus tard, il n’en reste plus rien. 14 minutes de cris d’épouvante et de tentatives de fuites désespérées. 14 minutes où les femmes engoncées dans leurs lourdes robes à festons et dentelles ont été brûlées vives.

L’incendie fait 131 victimes, dont 7 hommes. 6 victimes n’ont jamais été identifiées. Le 14 mai 1897, l’Écho de Paris titre à la Une : Qu’ont fait les hommes ? Plusieurs articles évoquent leurs cannes retrouvées sur le terrain dévasté : « [Sur ces cannes] adhèrent, par du sang coagulé, des cheveux, de longs cheveux de femmes ». Les témoignages des rescapées attestent des coups de canne que certains hommes donnaient pour se frayer un chemin.

 

En se battant pour survivre, les femmes découvrent un désir enfoui : celui de vivre sans être soumises à autrui

Considéré comme « un chef-d’œuvre de l’art législatif libéral », le Code civil de 1804 a pourtant créé une « enclave de droit inégalitaire » pour les femmes mariées, les aliénant au pouvoir de décision de leur époux. Il s’agit là d’une réaction patriarcale de la société de l’époque face aux droits (brièvement) acquis par les femmes durant la Révolution Française.

Cependant, dès cette période, un mouvement d’émancipation est à l’œuvre, porté par des voix charismatiques telles que celles d’Olympe de Gouges, Claire Demar (ouvrages Appel d’une femme au peuple sur l’affranchissement de la femme et Ma loi d’avenir), Eugénie Niboyet (journal La voix des femmes), Hubertine Auclert (suffragette) ou Marguerite Durant (journal La Fronde). En parallèle, George Sand traduit ce combat en littérature.

Retour à la série. Si cette prise de conscience et la volonté d’être actrices de l’Histoire et de leur propre vie s’y manifeste, peut-on pour autant parler de leadership au féminin ?

Certes, Adrienne, Alice et Rose ne font au départ que réagir à des situations dramatiques que le sort, ou un mari violent et manipulateur, leur imposent. Certes, elles se battent par amour, ce que d’autres femmes de toutes époques ont fait. Mais elles ne se contentent pas de lutter seules ! Elles mobilisent au contraire d’autres énergies autour d’elles.

L’exemple le plus saisissant est celui d’Adrienne, d’abord aidée par son amant journaliste avant que celui-ci ne soit massacré par son mari. Elle noue alors une « alliance » implicite avec le directeur de la Sûreté générale, Hennion [4], un homme courageux et intègre. Leurs efforts conjugués, leurs prises de risque aboutiront, malgré l’arrestation d’Hennion, à la chute de Marc-Antoine de Lenverpré, meurtrier et traître à la patrie.

Quant à Alice et Rose, chacune met en œuvre une composante du leadership au féminin. En partageant publiquement ce qu’elle sait de l’origine du feu ayant dévasté le Bazar de la Charité, la première s’appuie sur la puissance de l’opinion publique pour faire avancer son « projet » – en l’occurrence, pour disculper celui qui l’a sauvée. De son côté, Rose choisit la stratégie la plus efficace pour permettre à son « équipe » d’atteindre ses objectifs. À savoir : vivre avec son mari, mettre au monde leur enfant et donner tout l’amour nécessaire au fils d’Odette de Trémoille, dont elle est devenue la maman de substitution.

En ce sens, les trois héroïnes de la série deviennent managers avant l’heure !

 

Une relecture résolument engagée de ce drame historique et une invitation à exercer plus fortement notre leadership au féminin

Derrière Le Bazar de la Charité se cachent trois femmes et un homme. Pour Catherine Ramberg (créatrice du Bazar de la Charité et coscénariste), Karine Spreuzkouski (coscénariste), Iris Bucher (productrice) et Alexandre Laurent (réalisateur), l’objectif était de donner un écho puissant à un fait-divers datant de 1897 ainsi qu’aux bouleversements qu’il provoque dans la vie des trois figures féminines. Un traitement « moderne » des personnages a donc été choisi.

« L’incendie fait irruption dans [la] vie [de ces femmes] et les transforme de fond en comble, explique Catherine Ramberg. Elles sont toutes les trois très différentes mais ont ce point commun : ce sont des battantes. La catastrophe les révèle à elles-mêmes, [bien qu’elles soient] contraintes par les convenances sociales et les interdits de leur époque. »

La série mise sur l’universalité des sentiments humains, quelle que soit la période. Revendiquant le désir de voir les femmes d’aujourd’hui se reconnaître dans le destin des protagonistes d’hier, Catherine Ramberg interroge fondamentalement notre époque. D’autres éléments de la série résonnent d’ailleurs au regard de nos préoccupations actuelles – peur des attentats et manipulations politiques, entre autres.

 

Volontairement anachronique en termes de langage, Le Bazar de la Charité nous entraîne au cœur du combat de ses héroïnes pour une vie digne, sans servitude, nourrie de la « possibilité » de l’amour. Or, malgré l’émancipation et un leadership au féminin en plein essor, les destins s’écrivent encore différemment au 21e siècle, selon que l’on naisse homme ou femme [5]. L’égalité des droits reste à traduire dans les faits.

 

[1] La 45e cérémonie des César a lieu le 28 février 2020.
[2] Le film Parasite du cinéaste Bong Joon-ho, a obtenu l’Oscar 2020 du meilleur film ainsi que celui du meilleur réalisateur, du meilleur film international et du meilleur scénario. Parasite a également obtenu la Palme d’Or à Cannes en 2019.
La saison 2 de Dark est disponible sur Netflix et la saison 1 de Years and Years, sur myCanal.
[3] Le Bazar de la Charité est une production Quad Télévision – Iris Bucher, en coproduction avec TF1, en association avec Netflix. Avec le soutien de la Région IDF, en coproduction avec AT-Production RTBF. La série est disponible sur Netflix.
[4] Célestin Hennion est l’un des personnages réels de la série, bien que des éléments de son parcours personnel aient été inventés. Proche de Clémenceau, il a notamment créé les brigades mobiles de police judiciaire – les fameuses Brigades du Tigre. À ce titre, il est considéré comme le fondateur de la police judiciaire française.
[5] Différemment en raison : de la charge mentale qui pèse essentiellement sur les femmes ; des inégalités femme-homme en termes d’évolution professionnelle ou de salaire ; des violences conjugales et sexuelles dont elles sont les principales victimes, bien que des hommes les subissent également.
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Décryptage
Les sciences cognitives pour faire de l’environnement de travail un atout bien-être et performance

Les sciences cognitives pour faire de l’environnement de travail un atout bien-être et performance

Transformation digitale, travail collaboratif et/ou en mode projet, open space, flex office : en quelques années, notre environnement de travail [1] s’est métamorphosé ! Nous libérant (en partie) des carcans hiérarchiques et du 100 % présentiel, ces évolutions s’inscrivent dans un cadre sociétal plus large. A-t-on toutefois questionné leur impact sur nos capacités cognitives et notre fatigue mentale ? Éclairage sous l’angle des sciences cognitives et partage d’un socle de bonnes pratiques à mettre en œuvre au plus vite.

 

Quand les sciences cognitives caractérisent les « perturbations » liées aux nouveaux espaces et modes de travail

De tous temps, les lieux où nous exerçons nos activités professionnelles ont reflété notre rapport au travail. Ainsi, à la fin de 19e siècle alors que le taylorisme est de rigueur, un espace de travail unique regroupe la quasi-totalité des salariés dans l’entreprise. Rigide, austère, il est à l’image des organisations. Chaque salarié doit être visible de ses supérieurs dans une perspective de productivité maximale.

Après la Seconde guerre mondiale, l’austérité disparaît au profit des couleurs et le mobilier est pensé pour favoriser la circulation du personnel [2]. Plus près de nous, la double volonté de favoriser la collaboration et d’augmenter à coût réduit la superficie des espaces de travail, conduit les organisations à décloisonner ceux-ci. Les salariés sont réunis sur de vastes plateaux de travail ; c’est la naissance de l’open space. Des études viennent témoigner du mal-être qui gagne les collaborateurs dans ces espaces où toute intimité est exclue et où les nuisances sonores sont exacerbées.

À ce stade, les perturbations observées relèvent du ressenti des collaborateurs. Leurs effets sont néanmoins manifestes, entraînant une dégradation des relations interpersonnelles – à l’opposé de l’objectif initial de l’open space ! Dans certaines entreprises, les taux d’absentéisme et de turn-over augmentent.

Or, grâce au développement des sciences cognitives, ces observations « empiriques » peuvent être reliées à des phénomènes neurobiologiques et des comportements.

Rappelons que les sciences cognitives regroupent 6 disciplines distinctes : la philosophie, la psychologie, la linguistique, l’anthropologie, l’intelligence artificielle et les neurosciences. « Elles s’attachent à comprendre le fonctionnement du cerveau et du comportement humain, via des méthodologies propres à chacune d’elles, explique Gaetan de Lavilléon, docteur en neurosciences cofondateur et CEO du cabinet de conseil et d’études en sciences cognitives Cog’X. Pour faire évoluer les pratiques managériales par exemple, l’approche des neurosciences seule est insuffisante. Le fait de recourir en parallèle à une approche comportementale et d’y intégrer de la psychologie cognitive (au regard des interactions sociales notamment), s’avère plus enrichissant. »

 

Alerte rouge : la surcharge cognitive gagne du terrain !

En 2019, les organisations sont de plus en plus nombreuses à comprendre que le tout-numérique, qui facilite la collaboration et le partage d’informations, comporte une part d’ombre. Tel est le constat de Gaetan de Lavilléon, au vu des demandes émanant des entreprises accompagnées par Cog’X.

La sur-sollicitation des individus génère en effet une intense fatigue et des problèmes de concentration, chacun étant interrompu toutes les 2 à 3 minutes en moyenne. Cela a un impact direct sur l’efficacité professionnelle, ainsi que sur le bien-être des collaborateurs et parfois, sur leur santé à plus long terme. On parle ici de surcharge cognitive. Cet état survient lorsque notre mémoire de travail est saturée par l’arrivée d’un trop grand nombre d’informations. Car la mémoire de travail est limitée et le traitement de chaque information a un « coût » pour notre cerveau. Trois types de facteurs influent en permanence sur elle : la fatigue et l’état émotionnel ; la complexité de la tâche à réaliser, en lien avec le niveau d’expertise ; l’environnement dans lequel elle est sollicitée.

À cet égard, les organisations réalisent que l’open space, tout comme les bureaux fermés du passé, ne permettent pas de répondre aux besoins des salariés ni à ce que requièrent leurs activités. Pour agir sur leur efficacité (ou celle des apprenants en contexte de formation) et booster leur motivation, l’espace doit s’adapter à leurs besoins ainsi qu’à l’objectif visé.

« Le flex office est intéressant dans sa capacité à offrir un panel de lieux différents, avec des salles silence, des espaces de créativité disposant des outils nécessaires aux phases de brainstorming ou d’idéation, un open space favorisant la collaboration entre ceux qui s’y installent, des salles de récupération, notamment. »

Attention néanmoins ! Il est illusoire de croire que l’on pourra rendre les salariés plus agiles dans leurs modes de travail en les « obligeant » à changer d’environnement chaque jour. L’impossibilité de personnaliser son lieu de travail et le fait de devoir s’adapter sans cesse à un nouvel espace, pourraient au contraire avoir des conséquences délétères sur le long terme. « Nous avons tous besoin de stabilité, de repères et de contrôle sur notre environnement. » Le choix de l’espace approprié doit donc s’effectuer de manière volontaire, autant que possible.

 

Apprenons à protéger notre cerveau et à utiliser tout son potentiel grâce aux sciences cognitives

Les neurosciences permettent de mieux connaître nos fonctions cognitives et leurs mécanismes, dans le cadre du travail et de l’apprentissage. Méfiance toutefois face à leurs applications dogmatiques ! « Les ouvrages proposant de passer 24h idéales du point de vue du cerveau (par exemple) doivent être traités avec prudence. L’un des enseignements majeurs des sciences cognitives et des neurosciences porte sur la variabilité interindividuelle, et intra-individuelle, du fonctionnement cognitif. »

Il existe bien entendu des mécanismes universels, hérités de l’évolution, mais toutes les études révèlent une grande variabilité au sein d’une population, voire chez un même individu ! Des facteurs tels que l’heure de la journée, l’humeur, la qualité du sommeil de la veille, etc. vont influer sur les capacités cognitives. D’où l’intérêt de s’appuyer sur la pluridisciplinarité des sciences cognitives.

Dès lors, le défi pour les organisations est de proposer des espaces de travail, de déployer des process, relativement homogènes, tout en laissant une marge de manœuvre aux collaborateurs afin qu’ils puissent travailler en fonction de ce qui leur convient le mieux.

Elles peuvent s’appuyer à cette fin sur 4 leviers majeurs : outre l’espace et les méthodes de travail déjà évoqués, la gestion du temps, le choix des outils numériques mis à disposition et la pertinence des formations proposées aux collaborateurs ont un impact considérable. Sur ce dernier aspect en effet, plus une personne est experte dans une tâche, moins le coût cognitif est élevé lors de sa réalisation.

En parallèle, les collaborateurs disposent d’énormément de leviers, selon les postes qu’ils occupent. Ainsi, la gestion des temps de pause ou de récupération (en changeant radicalement d’activité durant celle-ci), l’alternance « raisonnée » des tâches (sur des temps relativement longs), peuvent prévenir la surcharge cognitive. Car,-au-delà des interruptions subies, notre propension à arrêter de nous-mêmes ce que nous faisons – pour regarder une notification ou consulter nos mails -, a un coût pour notre cerveau, qui n’est pas multitâche. Ceci, même s’il trouve une récompense dans le fait de switcher d’une activité à une autre ! D’où l’importance de réguler les sollicitations, avec des temps dédiés à la collaboration et d’autres, à un travail de réflexion qu’aucun « flux » ne vient perturber.

« Cela nécessite de comprendre le fonctionnement de notre cerveau, puis de poser un regard critique sur notre mode de travail (individuel et collectif), afin de co-construire [3] celui que nous adopterons ensuite au quotidien. »

 

Si le fait de repenser l’environnement de travail requiert un budget parfois conséquent, l’impact s’avère notable sur l’efficacité et l’engagement des salariés ou encore, la rétention des talents. L’éclairage des sciences cognitives nous invite par ailleurs à repenser les usages d’espaces existants, sans dépenser le moindre euro ! Au regard des collaborateurs comme des organisations, les efforts consentis sont porteurs de ROI et/ou de ROE [4] à brève échéance.

 

[1] L’environnement de travail désigne l’ensemble des facteurs issus de l’environnement physique ou humain du collaborateur ayant un impact sur la réalisation de ses activités.
[2] Sous l’impulsion de la pionnière Florence Knoll, Knoll étant devenu par la suite leader du mobilier de bureau aux Etats-Unis.
[3] Une co-construction qui implique donc le collaborateur, son manager et l’organisation dans laquelle il évolue.
[4] ROE : Return On Expectations.
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« docendi ou le bonheur d’apprendre » : le témoignage d’un chef d’entreprise

« docendi ou le bonheur d’apprendre » : le témoignage d’un chef d’entreprise

Par Johan Ballenghien

 

Lorsque j’étais enfant, mes parents ne m’ont pas « poussé » dans les études. Il faut dire qu’ils avaient eux-mêmes commencé à travailler très jeunes [1]. Quelques années plus tard, j’ai créé ma propre société [2], après un parcours d’apprentissage qui m’a permis d’aller vers une licence pro technico-commerciale. N’ayant pas été préparé au management, je l’ai pratiqué de façon empirique. Jusqu’à ce que je décide de me former, avec docendi. Là, j’ai découvert le bonheur d’apprendre – en d’autres termes : j’ai kiffé !

 

Le choix de ma 1re formation docendi, empreint de doutes et sans imaginer pouvoir vivre le bonheur d’apprendre

Pour un chef d’entreprise, connaître les bases du management s’avère indispensable. Or, durant mon parcours d’études et d’apprentissage, je n’ai pas eu l’occasion de découvrir les méthodes et leviers qui existent. J’ai donc appris « sur le tas », en commettant des erreurs et en essayant de tirer profit de celles-ci. À un moment donné toutefois, j’ai compris que je devais me former ; certaines personnes me l’ont également conseillé.

Dès lors, s’est posée la question du choix de la formation appropriée. J’ai remarqué docendi sur le web, ai consulté les avis sur les formations. Cela m’a paru intéressant et j’ai décidé de me lancer. Je demeurais pourtant réticent car je me demandais si cela pourrait vraiment m’apporter quelque chose… J’étais alors très loin de l’idée d’un quelconque « bonheur d’apprendre » ! Mais je n’avais rien à perdre et comme la mobilisation en phase présentielle ne durait que deux jours, je me suis dit : « go ! ».

Depuis cette 1re formation, j’en effectue au moins deux par an chez docendi [3]. J’ai également encouragé plusieurs de mes collaborateurs à développer leurs compétences Soft skills – et continue à le faire !

À titre personnel et au-delà de l’impact strictement professionnel, ces formations m’aident beaucoup dans mes engagements associatifs.

 

Pourquoi le bonheur d’apprendre est au rendez-vous avec docendi

Ayant appris énormément de choses sur le terrain, je suis peu réceptif à la transmission d’informations théoriques, sans mise en pratique. Je ne vois pas comment le bonheur d’apprendre pourrait naître de ce type de formations. Or l’approche pédagogique de docendi est également à mille lieues de ce côté « descendant » !

Ayant eu besoin de me perfectionner sur des thématiques Finance ou Marketing, je dispose d’un aperçu des pratiques d’animation d’autres organismes de formation. À ce jour, je n’ai jamais suivi de sessions aussi nourries en feedback que celles de docendi. Tout y est plus interactif, dynamique, dans le partage de bonnes pratiques et les échanges avec le formateur ou les autres participants. La dimension ludique qui irrigue les parcours y contribue largement – avec des défis à relever en équipes -, tout comme l’accompagnement digital amont/aval [e-start et e-coach, ndlr]. De cet accompagnement, je retiens surtout les échanges de mails avec le formateur, qui permettent de (re)vérifier ce que l’on a compris ou de se faire accompagner dans la mise en œuvre en situation professionnelle.

Autre élément d’importance, on ne perçoit pas le « poids » de l’entrée en formation ! D’où un véritable bonheur d’apprendre, qui naît et se renforce au fil des parcours que l’on effectue… L’ambiance en présentiel n’y est pas étrangère – très conviviale, presque « familiale ». Il y beaucoup de bienveillance et d’attention portée aux stagiaires. J’associe cela à la dimension « PME » de docendi : on se sent plus proche de ses interlocuteurs que dans des mastodontes de la formation. Le contact est beaucoup plus personnel avec le formateur, et même avec la directrice Pédagogie et Développement [4] !

 

Les principaux bénéfices « compétences » des formations docendi

Je commencerais par l’un des grands avantages des sessions en présentiel : les participants éteignent leurs smartphones pendant 2 jours (durant la formation et dans la mesure du possible) ; ils peuvent ainsi se focaliser sur les contenus qu’ils découvrent ou expérimentent. Pour ma part, j’ai l’impression de prendre un grand bol d’air frais !

En termes d’apports, on découvre surtout des techniques, des leviers, au regard du management en particulier. On touche là à l’humain, à la diversité des comportements et des personnalités, à la notion d’équipe aussi. Quelle que soit la thématique, ces formations donnent l’occasion de s’approprier quelques « clés » qui permettent ensuite d’activer ce que l’on a expérimenté lors de la phase présentielle, en situation professionnelle.

Un exemple avec Les clés de la communication écrite que j’ai suivie récemment : pour moi, l’essentiel est de comprendre que l’objet du mail détermine le fait qu’il soit lu, on non. Il faut donc que le « titre » soit représentatif du contenu, et qu’il donne envie de l’ouvrir. Si l’on rédigeait mieux l’objet de nos mails, on gagnerait un temps considérable ! C’est peu de choses mais cela change la vie.

Un autre exemple, relatif aux formations managériales. En tant que chef d’entreprise, il n’est pas facile de « situer » les sources de motivation de ses collaborateurs. Pour ma part, je considérais l’aspect financier comme agissant à 90 % sur la motivation. Bien que très attentif au bien-être au travail, je pensais que celui-ci n’entrait en jeu qu’à hauteur de 10 % environ. Or les leviers de motivation sont multiples ! Le fait de pouvoir déléguer, la valorisation de son travail – entre autres – constituent de puissants vecteurs. J’ai véritablement saisi l’importance de ces leviers en me formant chez docendi.

 

J’aimerais conclure sur le bonheur d’apprendre. Ce ressenti et cette « expérience » sont tellement précieux – et profitables ! Le bonheur d’apprendre participe du développement des compétences et d’une ouverture à soi-même et aux autres, à la nouveauté. On se ressource, avec un effet WOW à la clé !

 

[1] La mère de Johan Ballenghien notamment, a commencé à travailler à l’âge de 14 ans, Si ses parents ne l’ont pas « poussé » à faire des études, ils lui ont inculqué le goût de l’effort.
[2] Il s’agit de la société AMC.
[3] Avec docendi, j’ai notamment réalisé les formations Management au quotidien, Présentation orale impactante et Formation de formateur. Cette dernière m’a permis d’accompagner certains de mes collaborateurs dans l’appropriation de nouveaux protocoles, de savoir mieux m’y prendre pour expliquer et partager des connaissances.
[4] Anne Ambrosini.
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Les formations docendi selon la FEBEA : « une formule pédagogique unique, une vraie dimension ludique »

Les formations docendi selon la FEBEA : « une formule pédagogique unique, une vraie dimension ludique »

Par Marie-Laure de Bouville

En tant que Secrétaire générale de la FEBEA [1] – le syndicat professionnel des entreprises de l’industrie de la parfumerie et des produits cosmétiques, de toilette, de coiffure et d’hygiène -, je pilote la formation de nos 25 collaborateurs. En relation constante avec notre OPCA (devenu OPCO) et les organismes de formation, je suis là pour conseiller et orienter, notamment vers les formations docendi ! Pourquoi ?  Les réponses ici.

 

J’ai souhaité tester les formations docendi car leur catalogue avait aiguisé ma curiosité

Au sein de la FEBEA, certains collaborateurs savent précisément quel type de formation suivre, alors que d’autres hésitent. L’une de mes missions est donc d’être toujours en veille sur les offres des organismes de formation et les modalités pédagogiques qu’ils proposent, afin d’aiguiller les futurs stagiaires.

Ayant reçu le catalogue des formations docendi, je n’ai pas hésité lorsque l’un de nos collaborateurs m’a demandé une formation axée sur les soft skills – la « spécialité » de cet organisme de formation justement. À l’issue de la session, son retour a été extrêmement positif ! J’ai donc orienté d’autres collaborateurs [2] vers les formations docendi – et cela m’a donné envie de les expérimenter moi-même.

Un autre événement a confirmé cette excellente « première impression ». J’ai en effet participé à une matinale consacrée au leadership au féminin, qui m’a à la fois permis de découvrir la thématique et de « vivre » les moments clés d’une phase présentielle. Le fait de pouvoir rencontrer, dans ces circonstances, certains collaborateurs de docendi, donne également une idée précise de leur rapport aux autres (clients ou stagiaires), voire de la culture d’entreprise. Pour moi, tous les voyants étaient au vert.

 

Une formule pédagogique stimulante et opérationnelle

Proposer trois temps de formation, avant-pendant-après, me semble extrêmement pertinent. Prenez l’e-start de docendi : il comporte un test pour challenger ses compétences, de petites vidéos pédagogiques en vue de sensibiliser les futurs participants à la thématique, un outil d’auto-évaluation. Il leur donne également la possibilité de formaliser leurs attentes pour que le formateur en prenne connaissance avant le début du présentiel. Dès cet instant, l’engagement se crée. Or le fait d’avoir envie de suivre une formation, puis de s’y investir, conditionne en grande partie les bénéfices que l’on en retirera in fine.

Chez docendi, le suivi administratif est d’ailleurs au service de la pédagogie. Lorsqu’un stagiaire n’a pas accédé à l’e-start par exemple alors que la session en présentiel va commencer, le responsable formation est prévenu afin qu’il puisse le rappeler à son collaborateur. Ceci dans l’intérêt de ce dernier et de la « personnalisation » de chaque formation.

Bien que les collaborateurs aient hâte de se plonger dans l’e-start, ils repoussent parfois le moment par manque de temps.

 

Les atouts des formations docendi en présentiel, pour expérimenter et développer de nouvelles compétences

Ayant suivi deux formations à titre personnel, mon propre ressenti corrobore celui de nos collaborateurs.

J’insisterais tout d’abord sur la dimension ludique de ces formations : elles sont irriguées par des jeux, eux-mêmes sous-tendus par une intention pédagogique. Il y a des défis, des dés, les participants fonctionnent par équipes. Chacun est ainsi challengé, stimulé, motivé.

Les échanges entre participants ou avec la formatrice/ le formateur sont également constants, dans une ambiance conviviale. Rien à voir avec certaines formations top-down où l’on se contente de prendre des notes ! Dans les formations docendi, l’ennui n’a pas sa place. J’ai eu l’impression d’être en formation « sans m’en rendre compte » ; je ne parlerais pas de détente pure car ce type de moments nécessite de la concentration et de l’engagement, mais on est vraiment en dehors du temps de travail – et l’on apprend en s’amusant.

Troisième aspect, très appréciable, la succession de mises en situation et le partage d’expériences entre les stagiaires. En expérimentant d’une part, en découvrant ce que d’autres ont vécu d’autre part, chacun identifie de lui-même ce qui fonctionne ou non, saisissant ce qui lui correspond et comment il pourra le mettre en œuvre – dans le cadre d’un nouveau comportement ou d’une pratique à adopter. Chaque participant ressort nourri et enrichi du regard des autres, toujours bienveillant. Quant à l’impact de ces formations, l’évolution s’avère notable lors du retour en poste de l’avis des stagiaires eux-mêmes, de leurs managers ainsi que de leurs pairs

 

Après avoir expérimenté les formations Créativité et flexibilité mentale, Prise de parole en public et Affirmation de soi / assertivité [3], nous allons poursuivre notre collaboration avec docendi en 2020 ! Nous encourageons vivement nos collaborateurs à suivre des formations sur les soft skills pour mieux communiquer avec leur entourage professionnel ou mieux appréhender les comportements des uns et des autres. L’avantage de ces formations est qu’elles répondent à des besoins très largement partagés.

 

[1] La FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté) défend les intérêts des entreprises de ce secteur d’activités auprès des pouvoirs publics et les aide à appliquer la réglementation cosmétique européenne, ainsi que celle des autres pays du monde, pour exporter leurs produits.
[2] Les collaborateurs de la FEBEA ont des profils assez homogènes – scientifiques, experts en réglementations, juristes, assistantes polyvalentes…
[3] D’autres collaborateurs ont également suivi des formations docendi à la méthode des couleurs Arc en Ciel.
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