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Rénover
vos écrits
Par Anne-Sophie Hédin, Consultante
docendi.
Rédiger un rapport qui sera tout juste feuilleté représente
une double perte : perte de temps pour le rédacteur
et perte d’informations pour le lecteur. Un écrit
efficace est un écrit lu, compris et dont l’impact
est immédiat.
Pour atteindre ce triple objectif, nul besoin d’une maîtrise
de Lettres Modernes. Des techniques rédactionnelles simples
dynamisent vos écrits et les rendent percutants. 5 conseils
vous ouvrent les portes de la progression. |
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Clarifiez
votre intention. |
| « Quel
est l’objectif principal de mon mail, de ma note, de mon
rapport ? » C’est la première question à vous
poser. Votre lecteur doit comprendre ce que vous attendez de
lui dès la première lecture. A chaque lecture supplémentaire,
votre message s’affaiblit et l’intérêt
du lecteur diminue. Vous devez donc savoir très clairement
ce que vous voulez obtenir de lui. Voulez-vous l’informer,
le faire agir, ou le convaincre ? Votre document, quel qu’il
soit, sera construit pour atteindre l’un de ces 3 objectifs. |
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Faites
un plan. |
| Aussi
court qu’il soit, tout écrit est construit selon
un plan : une entrée, une sortie, et un développement
dont la structure varie suivant l’objectif recherché.
En cas de litige par exemple, commencez par décrire
rigoureusement les faits avant d’exprimer votre sentiment
et de proposer une solution. A retenir : le cœur
de votre message doit figurer dans les premières lignes. |
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Ménagez
votre lecteur. |
| Votre
lecteur doit retenir les informations-clés dès
la première lecture. Evitez les phrases trop longues
qui asphyxient votre lecteur et nuisent à la compréhension.
Premier principe de lisibilité : 20 mots par phrase,
maximum. Deux façons d’y arriver : se limiter à une
information par phrase et chasser les tics de ponctuation (trop
de virgules, trop de parenthèses). |
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Soyez
direct…sans être sec. |
| L’exactitude
est la politesse des rois. Votre lecteur doit comprendre l’essentiel
du message sans chercher de double sens. Méfiez-vous
du style impersonnel (« il, on ») et aux doubles
voire triples négations, caractéristiques de
la langue de bois : « Il n’est pas impossible qu’on
ne soit pas… ». Choisissez le terme juste et éliminez
les verbes faibles ou passe-partout comme « faire » ou « dire ».
La langue française est riche et précise. Exploitez-la
! |
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Trouvez
la bonne distance. |
| S’impliquer
ou rester en retrait ? Tout dépend de votre objectif.
Certaines personnes ont une écriture factuelle naturelle,
alors que d’autres ont tendance à s’impliquer
systématiquement. La bonne distance est celle qui sert
votre objectif. Faire passer une information ne nécessite
pas d’implication particulière alors que défendre
un projet demande de la conviction. Il y a aussi les figures
imposées par le type de document rendu : une synthèse
supporte la prise de position du rédacteur alors qu’un
compte-rendu doit être impersonnel. |
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Un
conseil,
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Catherine Bouchez
01 53 20 44 44 |
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